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24 ENTREPRISES MENACEES DE FAILLITE


Rédigé le Mardi 13 Octobre 2020 à 17:50 | Lu 86 commentaire(s)


Les membres de l’Union des Entreprises du Domaine Portuaire (UEDP) sont montés pour dénoncer l’augmentation du taux de redevance qui est passé de 700 à 1500%.


24 ENTREPRISES MENACEES DE FAILLITE

Les membres de l’Union des Entreprises du Domaine Portuaire (UEDP) sont montés pour dénoncer l’augmentation du taux de redevance qui est passé de 700 à 1500%. Face à la presse hier, ils ont indiqué que plus de 24 entreprises sont menacées de faillite. ce qui risque d’entrainer la disparition de près de 1.000 emplois.

La mesure d’augmentation du taux de redevance de 700 à 1500%, prise depuis novembre 2018 par la direction générale du Port Autonome du Port (Pad) et validée par le conseil d’administration, inquiète les membres de l’Union des entreprises du domaine portuaire (UEDP). Selon Ousmane Faye, président de ladite organisation, et ses camarades, cette décision risque de mettre en faillite plus 24 entreprises du domaine portuaire et d’envoyer plus 1000 employés au chômage. «La décision unilatérale des autorités portuaires est une manière de nous demander de quitter les lieux», tonne le président de l’Uedp qui estime que les conditions posées par la direction générale du Pad les obligent à sortir de la plateforme portuaire. Malgré la démarche de la direction du Pad, dit-il, les entrepreneurs ont toujours cherché une solution à l’amiable, directement ou indirectement, par l’intermédiaire de leur conseiller juridique et par le médiateur de la République, avec une proposition d’un taux de 20%. Malheureusement, souligne le président de l’Uedp, ils n’ont toujours pas eu de propositions concrètes car la réponse du port est toujours intentionnelle, sans jamais donner de contre-proposition.

 Et de poursuivre : «La baisse de 50% largement diffusée par les médias reflète un jeu de duperie. Elle porte uniquement sur les terrains nus, or nos occupations représentent 90% de bâtis. Ce qui justifie que la baisse est insignifiante», se désole Ousmane Faye. Il trouve que tout cela se passe au moment où l’Etat prône la relance de l’économie, la baisse des loyers, la capacité des Pme Pmi vectrices de tout développement durable, l’assistance pour la covid-19. «La direction du Port se glorifie de la progression de son bénéfice : 2 milliards, 6 milliards, 9 milliards et se projette plus sur la tombe des entreprises de 10 à 50 ans d’ancienneté. Et pourtant, ces sociétés ont contribué au développement de ce pays. Donc, il ne serait pas juste de penser au port du futur sans elles», souligne M. Faye.

Abondant dans le même sens, Madame Cissé, membre de l’organisation, considère que la décision des autorités est illégale voire sévère. «Nous ne pouvons pas supporter cette hausse que veulent nous imposer les autorités portuaires», fulmine-t-elle. Elle pense que la création du port du futur ne peut se réaliser sans les entrepreneurs du domaine portuaire. «Si le port a un projet, nous devons être les premiers bénéficiaires parce que depuis 10 à 15 ans, nous investissons dans le Port», renseigne-t-elle. C’est pourquoi, Madame Cissé interpelle le chef de l’État dans sa mission régalienne. Elle pense que si ce problème a duré, c’est parce que ce dernier a été mal informé.




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