LATERANGA.INFO
LATERANGA.INFO

AU SENEGAL, 10% DES FEMMES EN AGE DE PROCREER ATTEINTES D'HÉPATITE B


Rédigé le Dimanche 19 Janvier 2020 à 11:28 | Lu 98 commentaire(s)


C'est devenue un problème de santé publique d’autant que le taux de prévalence tourne autour de 10 à 17% au niveau national et de 10% chez les femmes en âge de procréer.


AU SENEGAL, 10% DES FEMMES EN AGE DE PROCREER ATTEINTES D'HÉPATITE B

Le Ministère de la santé a organisé hier un atelier de partage des résultats de recherche sur la santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent. D’après les résultats, le taux de prévalence de l’hépatite B chez les femmes est de 10%.

L’hépatite B est devenue un problème de santé publique au Sénégal d’autant que le taux de prévalence tourne autour de 10 à 17% au niveau national et de 10% chez les femmes en âge de procréer. Selon Dr Aldiouma Diallo, chercheur à IAP, la prévalence est actuellement de 10% chez les femmes, ce qui nécessite un dépistage beaucoup plus important chez les femmes pendant les visites prénatales. «Cela permettra d’intervenir en amont avant qu’il n’y ait pas transmission au niveau des enfants. Les stratégies concernées, c’est surtout lorsqu’on dépiste, de faire le suivi pour voir s’il doit être traité ou pas. Depuis 2016, il y a des vaccinations à la naissance dans les 24h et au niveau du programme élargi de vaccination (Pev)», explique-t-il.

 Interpellé sur l’utilité de ces recherches si elles ne sont pas utilisées, Dr Aldiouma Diallo déclare : «C’est au ministère de se l’approprier et de voir comment le diffuser. Car nous ne pouvons pas interférer sur la décision au niveau du ministère. Depuis l’introduction de la vaccination pour les enfants en 2005, la prévalence a complètement chuté. Elle est de 1% chez les enfants», dit-il. Selon le responsable de la recherche au Ministère de la Santé et de l’Action sociale, Dr Samba Cor Sarr, les études sont menées sur un certain nombre de domaines auprès des «bajenu gox». «Nous sommes à un niveau assez acceptable pour ce qui concerne les taux de mortalité maternelle, puisque le Sénégal est passé de 401 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2001 à 315 décès pour 100 000 naissances en 2019. Ce taux est encore en baisse. Ce qui montre que nous sommes dans une perspective assez intéressante. Mais nous devons booster ce taux et espérer atteindre les objectifs durables qui sont de 70 décès pour 100 000 naissances vivantes. Il faut créer des conditions pour être au rendez vous de 2030», plaide-t-il.



Politique | Société | Economie | International | Sports | Santé