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«AU SÉNÉGAL, 65% DES ENTREPRISES SONT AFFECTÉES PAR LA CRISE DE COVID-19»


Rédigé le Samedi 30 Mai 2020 à 21:46 | Lu 41 commentaire(s)


Si l’on en croit le directeur générale de l’Agence de Développement et d’Encadrement des Petites et Moyennes Entreprises (Adepme), Idrissa Diabira, après une enquête menée sur 800 entreprises


«AU SÉNÉGAL, 65% DES ENTREPRISES SONT AFFECTÉES PAR LA CRISE DE COVID-19»

La Direction générale de la recherche et de l’innovation (Dgri) du ministère de l'Enseignement Supérieur de la recherche et de l’innovation (Mesri) a tenu un panel en ligne sur la plateforme Blackboard Collaborate. Organisée en collaboration avec l’université Virtuelle du Sénégal (Uvs), cette rencontre était animée par des enseignants chercheurs et des chefs d’entreprises dont Idrissa Diabira, directeur général de l’Agence de Développement et d’Encadrement des petites et Moyennes Entreprises (Adepme). A cette occasion, le Dg de l’Adepme révélé que 65% des entreprises au Sénégal sont affectées par la crise de covid-19.

Si l’on en croit le directeur générale de l’Agence de Développement et d’Encadrement des Petites et Moyennes Entreprises (Adepme), Idrissa Diabira, une enquête menée sur 800 entreprises a révélé que 65% de celles-ci ont été affectées par le Covid-19 de 60% de leurs chiffres d’affaires.

Sur ces 800 entreprises, les 40% ont même arrêté leurs activités en raison des différentes mesures prises dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus. Il a fait cette révélation hier lors du 7ème panel initié par la Direction générale de la Recherche et de l’Innovation (Dgri) du Mesri, en collaboration avec l’Uvs.

 Selon le sieur Diabira, cette situation résulte de l’absence de mécanismes d’accompagnement des entreprises leur permettant de bénéficier des financements auprès de certaines institutions financières. Il ajoute en outre que «75% de ces entreprises ne connaissent pas les mesures mises en place par le gouvernement et par les banques pour accéder à des financements ou à un quelconque fonds de roulement». C’est pourquoi, il juge nécessaire de mettre en place des services d’information de qualité pouvant servir de lieux d’échanges entre acteurs pour faire bénéficier les entreprises de l’accompagnement ou accéder à des marchés pour permettant de se développer.

Par ailleurs, il renseigne que sur les 408.000 entreprises localisées par l’Agence Nationale des Statistiques et de la Démographie (Ansd), seules 0,2% d’entre elles, soit une représentation de 700 entreprises, font plus de 2 milliards Fcfa de chiffres d’affaires. «Les 97% de ces entreprises sont dites informelles, c’est-à-dire ne disposent pas de système de comptabilité pouvant leur permettre d’appréhender le rythme d’évolution de leurs activités», dit-il.

Mais Idrissa Diabira rappelle que seules 3% de ces entreprises ont un système approprié leur permettant de mettre en valeur un chiffre d’affaire. Pour étayer son argumentaire, il explique également que 81,8% des entreprises ou des entreprenants répertoriés ne pèsent que 8,6% du chiffre d’affaires de l’ensemble de ces entreprises. «Si on fait la somme des grandes entreprises, moyennes entreprises et petites entreprises, on n’aura au total que 85% de l’ensemble de la richesse produite au Sénégal par 4 à 5.000 entreprises».

Pour le Directeur de l’Adepme, cette situation incite à s’interroger sur la qualité des entreprises au Sénégal qui ont conduit à un si très faible taux de bancarisation et à un problème d’impôt et de taxes.



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