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Algérie : Saïd Bouteflika écope de deux ans de prison


Rédigé le Mercredi 13 Octobre 2021 à 11:10 | Lu 80 commentaire(s)


Le frère de l’ancien président a été condamné pour « entrave au bon déroulement de la justice ». Il est également cité dans d’autres affaires en cours d’instruction


Algérie : Saïd Bouteflika écope de deux ans de prison


Les mauvaises nouvelles s’enchaînent pour la famille Bouteflika. Saïd, frère cadet du défunt ancien président Abdelaziz Bouteflika, a été condamné mardi soir à deux ans de prison ferme pour « entrave au bon déroulement de la justice », a indiqué l’agence officielle APS.

Devant le tribunal criminel de Dar El Beida, à l’est d’Alger, le parquet avait requis sept ans ferme. Saïd Bouteflika était poursuivi avec d’autres anciens responsables pour « incitation à falsification de documents officiels », « abus de fonction », « entrave à la justice », « incitation à la partialité de la justice » et « outrage à magistrat ».

Six ans de prison pour l’ancien ministre de la Justice
Le principal accusé dans ce procès est l’ancien ministre de la justice Tayeb Louh. Il a écopé de six ans de prison tandis que l’ancien patron des patrons, l’homme d’affaires Ali Haddad, a été condamné à deux ans ferme. L’ancien inspecteur général du ministère de la justice, Tayeb Belhachemi, a également été condamné à deux ans d’emprisonnement. Le tribunal a prononcé l’acquittement de six autres accusés.

Saïd Bouteflika, 63 ans, avait été arrêté en mai 2019 en compagnie de trois coaccusés et condamné en septembre de la même année à 15 ans d’emprisonnement lors d’un procès éclair devant un tribunal militaire pour « complot contre l’armée », qui demandait alors publiquement le départ du président Bouteflika pour sortir de la crise née du Hirak, le mouvement de contestation antirégime. Le 2 janvier 2021, une cour d’appel militaire avait acquitté Saïd Bouteflika, mais étant sous le coup d’un mandat de dépôt pour « trafic d’influence », il avait été transféré d’une prison militaire à une prison civile.

La chute continue donc pour celui qui fut l’influent conseiller de son frère Abdelaziz, décédé le 17 septembre. Cité dans d’autres affaires en cours d’instruction, il devrait rester en prison même en ayant déjà purgé la peine des deux ans qui lui a été infligée mardi. Depuis la démission forcée d’Abdelaziz Bouteflika début avril 2019, sous la pression des manifestations du Hirak et de l’armée, la justice algérienne a placé en détention préventive ou condamné plusieurs responsables politiques ainsi que de puissants hommes d’affaires proches de lui, notamment pour des faits de corruption.


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