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COMMENT TROUVER L'ARGENT DE L'ÉMERGENCE AFRICAINE


Rédigé le Vendredi 26 Février 2021 à 08:46 | Lu 106 commentaire(s)


Alléger, voire annuler la dette, comme le prône Macky Sall, ou flécher les capitaux vers les entreprises du continent, solution privilégiée par l’ancien patron franco-ivoirien de Credit Suisse ?


COMMENT TROUVER L'ARGENT DE L'ÉMERGENCE AFRICAINE

Alléger, voire annuler la dette, comme le prône le président sénégalais, ou flécher les capitaux vers les entreprises du continent, solution privilégiée par l’ancien patron franco-ivoirien de Credit Suisse ? Le débat sur la relance est ouvert.

« Il faut alléger notre dette », répète le président sénégalais Macky Sall. « Il faut porter les efforts sur la mobilisation interne en faveur de des entreprises africaines », lui répond en écho Tidjane Thiam, financier international. « Il faut mobiliser les recettes nationales », complète Abebe Aemro Sélassié, directeur Afrique du Fonds monétaire international (FMI).

Cette polyphonie financière s’est clairement fait entendre lors du 20e Forum économique international sur l’Afrique coorganisé le 22 février par le Centre de développement de l’OCDE, l’Union africaine et le Sénégal, afin de trouver les moyens d’investir « pour une relance durable en Afrique ».

Ces trois réponses – en partie contradictoires, en partie complémentaires – entendent trouver l’argent qui manque tellement pour faire face en même temps à la crise sanitaire et à la crise économique majeure que le coronavirus a provoquées sur le continent. Elles se dégagent de la quinzaine d’interventions qui ont mobilisé quelque 600 vidéo-spectateurs passionnés par cet enjeu.

Moratoire et droits de tirage spéciaux insuffisants, pour Macky Sall

Avec Macky Sall, c’est la grosse artillerie. À cause de leurs efforts pour combattre l’épidémie tout en protégeant le niveau de vie de leurs populations, les gouvernements africains n’ont plus l’argent qu’il faudrait pour relancer la machine économique de leurs pays en s’appuyant sur le numérique, l’énergie ou le tourisme, déplore-t-il.

La suspension des charges de la dette  décidé par le G20 jusqu’en juin 2021, voire jusqu’à fin de 2021 ? Quelques milliards de dollars ou d’euros. La création de droits de tirage spéciaux (DTS)  du FMI ? 18 milliards de dollars pour l’Afrique subsaharienne, c’est-à-dire un renfort à peine plus important.

Restent les 365 milliards de dollars de la dette africaine. Un fardeau colossal, mais à peine 2 % de la dette planétaire, selon le président sénégalais. « Nos pays plaident pour un allègement conséquent de cette dette », en conclut-il.

Tidjane Thiam pour des « champions domestiques »

À la différence de Macky Sall, Tidjane Thiam et Abebe Aemro Sélassié ne croient pas que les milliards nécessaires dépendent seulement de la bonne volonté internationale.

Ancien patron de Prudential et de Credit Suisse, aujourd’hui créateur d’un fonds d’investissement,  Tidjane Thiam insiste sur la nécessité d’un volontarisme africain. Séduire les capitaux étrangers sans lesquels l’Afrique restera à l’écart des chaînes de création de valeur suppose qu’elle se mobilise pour ses entreprises.

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