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Comité des Droits de l'Homme : ce que cache la sortie du ministre Amadou Ba


Rédigé le Vendredi 18 Octobre 2019 à 15:56 | Lu 346 fois | 0 commentaire(s)



Comité des Droits de l'Homme : ce que cache la sortie du ministre Amadou Ba
Le 17 octobre 2019, le ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a produit un communiqué, apportant un démenti aux propos selon lesquels l’Etat du Sénégal s’engagerait à dédommager Karim Wade, si le besoin se présentait. La sortie des services du ministre Amadou Ba se voulait un démenti catégorique, mais il a vite été balayé par les preuves sonores et visuelles de la Prestation du Directeur de Cabinet du Secrétaire d’Etat Chargé des Droits de l’Homme, ainsi que de nombreux fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères. Le Sénégal venait donc d’être mis dans une situation des plus incofortables.
Or, si à la Place de l’Indépendance,  les fonctionnaires ont agi ainsi, c’est que jamais, les personnes qui sont intervenues pour prendre de tels engagements n’ont eu un mandat express de la République du Sénégal sur la question. Bien au contraire, la position du Sénégal a toujours été que le procès de Karim Wade n’est pas modifiable, puisque toutes les procédures ont été épuisées et un jugement définitif prononcé contre le fils de l’ancien Président Abdoulaye Wade.
C’est donc le 16 octobre, au soir, que la décision a été prise d’apporter un démenti catégorique à des propos qui ont vite été propagés, leur crédibilité découlant du fait que les jours précédents, un ballet de rencontres s’est produit entre l’ancien Président Wade et son successeur Macky Sall. Or, c’est bien ce dernier qui a été le premier à marquer son étonnement face à de telles rumeurs, qui ont pris des allures d’une position officielle de l’Etat du Sénégal. Alors que Macky Sall, patron régalien de la Diplomatie sénégalaise, n’a jamais donné des instructions dans ce sens. Les fonctionnaires auraient pensé agir ainsi dans le sens de la décrispation, du dégel dans les relations entre les deux Présidents, remarqué dans les jours qui ont précédé. Ils ont manifestement eu tort.

De l’avis des fonctionnaires que nous avons interrogés, le ministère des Affaires étrangères est seul habilité à porter la voix du Sénégal dans les instances internationales. « Or, depuis plusieurs années, la coordination entre le ministère de la Justice et celui des Affaires étrangères a fait défaut. Souvenez-vous que la Réponse du Sénégal au Comité, lors de la première interpellation du Sénégal, avait tardé à être produite, raison pour laquelle le Sénégal avait été condamné. Et si vous vous souvenez bien, Mankeur Ndiaye et Sidiki Kaba s’étaient accusés mutuellement de négligence ». Depuis cette première bourde de Mankeur Ndiaye, qui avait oublié la réponse dans son bureau, le Sénégal s’est lancé dans une perpétuelle séance de rattrapage. 
Selon nos interlocuteurs, le Président de la République devrait encore rappeler, avec force, que seuls les ambassadeurs, les fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères sont seuls habilités à agir et parler au nom de l’Etat du Sénégal. « Le Président de la République a toujours rappelé que les fonctionnaires du ministère, les diplomates, sont les représentants du pays à l’étranger et qu’il faudrait toujours s’en référer à eux », indiquent-ils. 
Le Directeur de cabinet du Secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme, les fonctionnaires présents ont donc outrepassé leur rôle et pourraient le payer au prix fort dans les tout prochains jours, a-t-on précisé du côté de la Place de l’Indépendance, Siège du ministère des Affaires Etrangères.                        

Abdoulaye NDIAYE                                
 
 
 



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