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DIALOGUE NATIONAL : NDIAGA SYLLA DU GRADEC DONNE SA RECETTE


Rédigé le Lundi 20 Mai 2019 à 13:12 | Lu 45 fois | 0 commentaire(s)


Invité du jour de l’émission Objection de la radio Sudfm (privée) hier, dimanche 19 mai, l’expert électoral et membre du Gradec analyse et jette les bases de la réussite des concertations politiques sur le processus électoral.


DIALOGUE NATIONAL : NDIAGA SYLLA DU GRADEC DONNE SA RECETTE

Face à notre confrère Baye Oumar Guèye, Ndiaga Sylla a par ailleurs plaidé la réforme de la Cena pour en faire une Cena semi politique avec l’intégration de représentants des grandes coalitions politiques au sein de son effectif.

Alors que les contours des concertations politiques sur le processus électoral sont en train de se dessiner avec la validation par la majorité présidentielle de la requête de l’opposition concernant entre autres, la nomination d’une personnalité neutre pour conduire ces pourparlers et la mise en place d’une commission cellulaire, l’expert électoral Ndiaga Sylla se projette et jette les bases de la réussite de ces concertations.

Invité du jour de l’émission Objection de la radio Sudfm (privée) hier, dimanche 19 mai, l’expert électoral et membre du Gradec (Groupe de recherche et d’appui conseil pour la démocratie participative et la bonne gouvernance) a ainsi insisté sur la nécessité de la désignation d’une personnalité indépendante. Poursuivant son propos sur cette question, il estimera que cette personnalité indépendante doit peser de tout son poids pour ramener tous les acteurs, y compris les responsables du Parti démocratique sénégalais et ceux de l’ancien maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, qui refusent de participer à ce dialogue à non seulement accepter de s’asseoir autour de la table mais aussi à aller vers un consensus.

«La question de la nomination d’une personnalité indépendante est désormais derrière nous avec cet accord donné par la majorité. Maintenant, il revient au futur de cette commission cellulaire de jouer pleinement son rôle en rencontrant le président de la République et discuter avec lui d’un certain nombre de considérations. Il est important que le futur président puisse peser de tout son poids pour rapprocher les positions des uns et les autres. Il revient donc à l’équipe chargée de piloter ces concertations de contribuer à rapprocher les différentes positions. Elle doit faire en sorte, à chaque fois qu’il y a blocage, que les acteurs puissent lâcher du lest pour aller vers un compromis», a lancé Ndiaga Sylla face à notre confrère Baye Oumar Guèye. Par ailleurs, poursuivant son argumentaire autour de la réussite de ces concertations, l’expert électoral invite également toutes les parties prenantes à ces concertations, notamment les responsables de partis politiques, à adopter «une posture responsable» «À mon avis, il ne sert à rien de solliciter l’arbitrage du président ou encore d’espérer l’application des conclusions de ces concertations si on n’aboutit pas à des consensus. Pour cela, les acteurs politiques doivent adopter une posture responsable, prêts à faire des concessions nécessaires au nom de l’intérêt exclusif des citoyens», a-t-il fait remarquer.

Macky, invité à suivre Diouf et Wade

Poursuivant son propos, Ndiaga Sylla a également dans cette même ordre d’idées invité le chef de l’Etat auprès de qui l’opposition réclame entre autres, une garantie de l’application de toutes mesures qui seront adoptées dans le cadre de ce dialogue mais aussi la libération de Khalifa Sall et une révision du procès de Karim Wade, à suivre les pas de ses processeurs qui avaient, selon lui, pris de la hauteur. «Il est extrêmement important que le président de la République se porte garant et poser des actes forts visant à rassurer les acteurs. Très sérieusement, nous attendons le président de la République à ce niveau comme l’avaient fait ses prédécesseurs», a conclu l’invité de Baye Oumar Guèye.

Pour une réforme de la Cena

Par ailleurs se prononçant sur la rupture de confiance entre acteurs politiques autour de l’organisation des élections au Sénégal, Ndiaga Sylla a plaidé la réforme de la Commission électorale nationale autonome (Cena) pour en faire une Cena semi politique avec l’intégration de représentants des grandes coalitions politiques au sein de l’effectif de cet organe de contrôle du processus électoral. Selon lui, la présence des représentants politiques aux cotés des douze acteurs indépendants permettra de mettre fin aux suspicions autour de la Cena et qui alimentent la crise de confiance entre acteurs politiques. Loin de s’en tenir là, l’expert électoral a également suggéré un renforcement de la collaboration étroite entre la Cena, la Direction générale des élections et la Direction de l’automatisation du fichier ainsi que la nomination de personnalités indépendantes à la tête de l’organisation des élections.

ORGANISATION DE L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE DE 2012 : Le décret n° 2011-1045 du 26 juillet 2011 conforte Cheikh Guèye

Au regard des dispositions du décret n° 2011-1045 du 26 juillet 2011 modifiant le décret n° 2011-634 du 17 mai 2011 portant répartition des services de l’Etat et du Contrôle des établissements publics, des sociétés nationales et des sociétés à participation publique entre la Présidence de la République, la Primature et les ministères, Cheikh Gueye est bel bien celui qui a organisé les élections de 2012. Mieux encore, ce document signé par le président de la République, Abdoulaye Wade et contre-signé par le Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye, place sous la responsabilité de l’ancien directeur général des élections devenu ministre en charge des élections plusieurs directions. Il s’agit entre autres : de la Direction générale des Élections et les Services rattachés ; la Direction des Opérations électorales ; la Direction de la Formation et de la Communication, la Direction de l’Automatisation des Fichiers et les Services de l’Administration générale et de l’Équipement.    

 

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