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DOUDOU WADE ACQUIESCE, ME ABATALIB GAYE ACCUSE


Rédigé le Samedi 10 Août 2019 à 13:20 | Lu 290 fois | 0 commentaire(s)


Interpellés par la rédaction de Sud Quotidien hier, par rapport à la décision de Me Abdoulaye Wade «le Pape du Sopi» de dissoudre le secrétariat exécutif du Pds avec à sa tête Oumar Sarr pour des raisons de «remaniement».


DOUDOU WADE ACQUIESCE, ME ABATALIB GAYE ACCUSE

Interpellés par la rédaction de Sud Quotidien hier, par rapport à la décision de Me Abdoulaye Wade «le Pape du Sopi» de dissoudre le secrétariat exécutif du Pds avec à sa tête Oumar Sarr pour des raisons de «remaniement», Me Abatalib Guèye, sympathisant du Pds et Doudou Wade membre du Comité directeur dudit parti, sont revenus tour à tour sur cette décision qui ravive la tension au sein du premier parti de l’opposition sénégalaise.

ME ABATALIB GUEYE, SYMPATHISANT DU PDS «Il n’y a plus d’adhésions au sein du Pds, il n’y a que des débandades et de démissions et ça se rétrécit»

«Ce que le président Wade décide de faire ce n’est pas à la suite d’une concertation. C’est une décision qui donne raison à ceux qui disent que le Pds est le parti de Me Wade. C’est lui qui décide de tout. Or, avec ce que regroupe le Pds comme cadres normalement tout ce qui devrait fait être à la suite d’un consensus, d’une concertation. Maintenant, il y a ceux qui l’acceptent et ceux qui ne l’acceptent pas. Moi, je fais partie de ceux qui sont proches de Me Madické Niang et l’histoire semble lui donner raison, parce qu’en fait une modification en cache toujours une autre, en définitive qu’est-ce qui est derrière tout cela ? Cela signifie que président Abdoulaye Wade continue d’achever sa mainmise sur le parti, par rapport au dessein qu’il a tracé pour ce parti. Que prépare-t-il ? Parce qu’en fait, à son âge, il devrait laisser le soin du parti, à ceux qui sont dans son parti, qui ont un futur—parce qu’il il a fait son temps—de réfléchir, de voir ce qu’ils font de cet héritage. Il est temps à ce que le président Abdoulaye Wade lègue cet héritage, mais il ne le fait pas. Pour preuve, chaque jour les gens partent mais d’autres ne viennent pas. Il n’y a plus d’adhésions au sein du Pds. Il n’y a que des débandades et de démissions et ça se rétrécit. Et ceux qui sont autour du président Wade ce sont eux qui devraient dire la vérité, ce sont eux qui doivent être les premiers boucliers de ce que Wade est en train de faire. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Cela signifie que pour le moment, il n’y a personne, il garde la place pour Karim Wade qui n’a même pas le courage de venir au Sénégal assumer tout ce que les gens ont assumé pour lui ; mais jusqu’à quand ? Ce qui est sûr c’est qu’en fait l’histoire bégaie. La politique actuellement bouge et n’attend pas Karim Wade qui aurait dû être là pour assumer son statut ; ce qui implique de venir courir tous les risques possibles. Mais s’il se dit que j’attends jusqu’à ce qu’il ait risque zéro pour venir à partir de ce moment il ne fera pas bon exemple. Son père s’est battu plus de 20 ans et a été emprisonné combien de fois pour arriver là où il est ? Mais tout ce que Me Wade a fait pour le Sénégal, il ne se ménage pas une sortie honorable».

DOUDOU WADE, MEMBRE DU COMITE DIRECTEUR PDS «Notre aspiration n’est pas d’être deuxième»

«Je l’apprécie très positivement compte tenu du contexte dans lequel nous sommes depuis 2012. Nous avons perdu le pouvoir et nous sommes dans l’opposition. Nous avons participé aux Législatives 2012 et nous nous sommes placés deuxièmes du point de vue parlementaire. Nous avons eu un groupe parlementaire qui a eu ses difficultés, des difficultés géographiques, des difficultés d’opposition. C’est extrêmement difficile de gérer des gens qui pensent au pouvoir, qui perdent le pouvoir et qui veulent se battre pour reconquérir le pouvoir. Ce n’est pas donné à n’importe qui. C’est très difficile et c’est très compliqué. Notre groupe de parlementaires a subi des évolutions très compliquées. Vous avez suivi la présidence (groupe parlementaire) de (Modou Diagne) Fada celle d’Aida Mbodji. Nous sommes allés aux élections de 2017, nous restons un parti qui compte et nous avons pu obtenir un président de groupe parlementaire. Mais est-ce que c’est cela notre aspiration politique ? Notre aspiration n’est pas d’être deuxième. Nous n’allons pas à la coupe d’Afrique des nations pour être deuxièmes, nous voulons conquérir le titre (le pouvoir), c’est ce que nous nous sommes dits et c’est sur ça que nous sommes entendus avec le président Wade depuis 2019. Je pense qu’il est nécessaire, après la situation de 2019 sur la présidentielle, la situation politique économique et sociale actuelle et les tentatives de résoudre le tissu par le dialogue national, pour le PDS de revoir son organisation administrative, politique et administrative. C’est le comité directeur et le secrétariat général et qui ont pensé qu’il fallait réorganiser le parti. Vous pensez que la conduite du parti passe par l’âge ? Je ne pense pas que la direction du parti repose sur le problème d’âge. Si c’est vraiment ça, on peut coordonner un secrétaire général qui sera avec un jeune âge de 18 ans pour conduire le parti : il ne dépend de l’âge pour diriger un parti politique mais plutôt de ses capacités intellectuelles, morale, de leadership, de ses capacités à dessiner un projet pour conduire un pays. Je pense que l’expérience de Me Abdoulaye Wade fait que des personnes avec qui, il a partagé le pouvoir, sollicitent son expérience et vous voulez qu’on s’en débarrasse ?»

 

SudQuotidien




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