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Gambie: Yaya fait arrêter un enfant de 16 ans


Rédigé le Mercredi 21 Janvier 2015 à 16:22 | Lu 1029 fois | 0 commentaire(s)



Gambie: Yaya fait arrêter un enfant de 16 ans
Gambie
Yaya fait arrêter un enfant de 16 ans
Qui va arrêter le chef de l’Etat Gambien, Yaya Jammeh ? C’est la question que tout le monde se pose. Selon nos informations, au lendemain du coup manqué contre son régime, plusieurs militaires et civils ont été arrêtés, dont un adolescent de 16 ans. Des démarches jugées très arbitraires.
 
D'après les sources, des organes chargés de faire respecter la loi – dont l'Agence nationale de renseignement (Nia) et la garde présidentielle – ont arrêté au moins 30 personnes dont un adolescent de 16 ans, depuis le début du mois de janvier. Elles sont maintenues en détention, sans inculpation. Les forces de sécurité ont menacé d'arrêter quiconque exigerait la remise en liberté de ces personnes détenues arbitrairement ou s'enquérait de leur sort. Plus grave, ces personnes n’ont été encore ni inculpées ni libérées. Alors que la Constitution gambienne dispose que toute personne arrêtée doit être déférée à la justice dans un délai de 72 heures.

Amnesty international s’indigne et demande Yaya Jammeh et à son régime de se ressaisir. «Les autorités gambiennes doivent inculper ou libérer les proches des personnes soupçonnées d'avoir participé au coup d'État manqué de décembre, et les autoriser à consulter un avocat sans délai. L'arrestation et la détention prolongée des proches des auteurs présumés d'une tentative de coup d'État, qui n'ont pas eu la possibilité de contester la légalité de leur détention, sont contraires aux garanties juridiques fondamentales prévues par la Constitution du pays, ainsi que par le droit international et régional relatif aux droits humains», a déclaré Steve Cockburn, directeur régional adjoint d'Amnesty International pour l'Afrique occidentale et centrale.  Poursuivant, il précisera : «si les autorités gambiennes veulent que justice soit faite, elles doivent, soit relâcher les personnes arrêtées, soit les inculper d'infractions dûment reconnues par la loi, s'il existe des raisons légitimes de le faire. En maintenant tant de personnes en détention arbitraire, elles cherchent davantage à instiller la peur qu'à obtenir justice.»

Depuis la tentative de coup d'État, les proches des personnes soupçonnées d'avoir participé à celle-ci sont visés par une vague d'arrestations, de détentions et de manœuvres de harcèlement dans tout le pays. La Nia a également procédé à l'arrestation d'Omar Malleh Jagne, le frère d'un autre suspect dans la tentative de coup d'État, Njaga Jagne, tué par les forces de sécurité, le 30 décembre. Omar Malleh Jagne, père de neuf enfants, a été emmené dans un lieu inconnu et on est sans nouvelles de lui depuis lors.
Plusieurs autres proches de suspects dans la tentative de coup d'État ont fui le pays, craignant des représailles. D'après les informations reçues par Amnesty International, des soldats soupçonnés d'avoir participé à ce coup d'État manqué devraient être bientôt arrêtés et jugés par un tribunal militaire. Déclarés coupables, ils encourent la peine de mort. Le président Jammeh avait annoncé que les autorités étaient prêtes à travailler en coopération avec les Nations unies, pour enquêter sur les événements du 30 décembre.
Ibrahima Khalil DIEME
 



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