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Ibrahima Sène attaque le Pds, l’Amnesty international, les activistes, …


Rédigé le Mercredi 7 Mars 2018 à 14:11 | Lu 121 commentaire(s)



Ibrahima Sène attaque le Pds, l’Amnesty international, les activistes, …

Membre du Comité central du Parti pour l’indépendance et le travail (PIT), Ibrahima Sène adresse une lettre ouverte aux organisations de Défense des Droits Humains et de l’Etat de Droit. 

Dans cette missive, M. Sène s’en prend directement à une partie de l’opposition réunie autour de la plateforme « Initiative pour des élections démocratiques (IED) ». Cette plateforme a annoncé le maintien de son sit-in qu’elle compte organiser, ce vendredi 9 mars, à la place de Washington, violant ainsi l’Arrêté No 7580 du 20 juillet 2011 de Ousmane Ngom, Ministre de l’Intérieur d’Abdoulaye Wade. Le Parti démocratique sénégalais (Pds) de Me Wade étant membre de cette plateforme n’est pas épargné des attaques du leader du PIT. L’Amnesty international et le front « France dégage » ont également essuyé les critiques d’Ibrahima Sène. Senego vous présente in extenso la lettre.
 

« L’Initiative pour des élections libres et transparentes », en conférence de presse ce mardi 6 mars 2018 au siège du parti Bokk Guis Guis à Dakar, déclare qu’elle va marcher et organiser un Sit- In devant le Ministère de l’Intérieur, vendredi 9 mars pour alerter sur l’organisation des prochaines élections.
Ce faisant, ils se mettent publiquement en violation flagrante de l » Arrêté » No 7580 du 20 juillet 2011 de Ousmane Ngom, Ministre de l’Intérieur, qui avait tiré les leçons du 23 juin qui avait fortement ébranlé le régime de Wade de l’époque, dans lequel siégeaient les principaux dirigeants de ce regroupent de forces de l’opposition.
Ce regroupement justifie leur droit de ne pas respecter l’arrêté Ousmane Ngom, en évoquant la Constitution qui reconnaît le droit de manifester, omettant sciemment que ce droit est soumis à l’obligation de respecter les dispositions réglementaires qui l’ encadrent.
Si pour des raisons d’adversité politique, cette partie de l’opposition veut passer outre les dispositions de cet Arrêté pour créer des conditions de trouble à l’ordre public et d’affrontement avec les forces de défense et de Sécurité, les organisations de Défense des droits Humains, et de l’Etat de Droit ne peuvent pas ne pas s’opposer publiquement à cette volonté de passer outre la Loi et les règlements.

En effet, c’est au nom du respect de l’ Etat de droit, qu’elles fondent la légitimité de toutes leurs actions de Défense des Droits de l’Homme.
Leur silence, équivaudrait donc à leur reconnaissance tacite du Droit de l’opposition à passer outre les dispositions réglementaires qui encadrent le Droit de manifester, en devenant complices de leur violation délibérée de l’Etat de Droit dans notre pays.
Cette position ambigüe de nos organisations de Défense des droits Humains de notre pays, vient d’être illustrée par l’attitude de Amnesty International , à côté du  » Front Dégage la France », à propos de l’Arrêté Ousmane Ngom.

En effet, en compagnie d’Amnesty international, ce  » Front » informe, dans une conférence de presse, qu’il a décidé de déposer une lettre à la Cour suprême après avoir écrit au ministre sur la question le 26 février dernier, et a donné un ultimatum de 4 mois au Ministre de l’Intérieur pour abroger cet arrêté

De deux choses, l’une :
– . Ou bien le  » Front » veut se conformer aux dispositions de l’Etat de Droit en faisant r un recours juridictionnel contre cet Arrêté . Ce qui a été fait. Dans ce cas, il devrait attendre une décision de Justice pour s’y conformer.
– Ou bien, il fait fi de l’Etat de Droit, et donne un ultimatum au Ministre de l’Intérieur, au delà duquel, s’il n’ a pas gain de cause, il fait recours à la rue .

Il est donc incongru que le  » Front » fait état d’un recours juridictionnel, et en même temps , donne un ultimatum au ministère de l’Intérieur!
En cautionnant une telle démarche, Amnesty se discrédite comme organisation de Défense des droits humains et de l’Etat de Droit, et se présente comme une « organisation refuge » pour une opposition à la recherche de prétexte pour troubler l’ordre public dans une stratégie de déstabilisation du régime en place.
L’on dirait que ces organisations ne souhaitent que des « affrontements répétitifs , entre forces de l’ordre et des opposants » , pour pouvoir remplir dans leurs « rapports annuels » le plus grand nombre possible de ces types d’affrontement, qu’elles présentent à l’opinion internationale, comme « autant de violations des libertés démocratiques et de l’Etat de Droit » de la part du régime en place.

Les Républicains et Démocrates de ce pays ne devraient donc pas laisser ces organisations, encourager et soutenir de tels manquements à l’Etat de droit, dans le seul but d’être mieux appréciées par leurs responsables internationaux qui les payent pour leur « engagement contre les violations des libertés démocratiques ».
Les Républicains et Démocrates de ce pays, devraient aussi, dénoncer à haute et intelligible voix, les « appels publics à troubler l’ordre public » de cette partie de l’opposition, soutenue par ces organisations , dites de « Défense des Droits Humains et l’Etat de Droit », afin d’éviter des victimes innocentes , puisque non averties des disposions qui encadrent le Droit à manifester, ne soient, sacrifiées à l’autel d’ambitions politiques démesurées d’une opposition politique déboussolée.

Ibrahima SENE PIT/SENEGAL
Dakar le 7 mars 2018



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