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Indice de développement humain 2019: La valeur du Sénégal augmente de 36,2 %


Rédigé le Jeudi 17 Décembre 2020 à 11:02 | Lu 111 commentaire(s)



Indice de développement humain 2019: La valeur du Sénégal augmente de 36,2 %

Le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) a publié, mardi, son rapport mondial 2020 sur le développement humain. Le Sénégal occupe la 168ème place sur 189 pays, mais enregistre une augmentation de 36,2 % de la valeur de son Indice de développement humain (Idh). 

Le rapport mondial sur le développement humain, édition 2020, du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) a été rendu public le mardi 15 décembre 2020. Pour le classement de cette année, l’organisme onusien révèle avoir proposé un nouveau critère d’évaluation, en parlant « d’Indice mondial expérimental » avec un accent particulier sur les changements climatiques et les inégalités. « Les valeurs et les classements de l’Idh dans le rapport de cette année ne sont pas comparables à ceux des rapports précédents, en raison de certaines révisions des indicateurs des composantes. Pour permettre l’évaluation des progrès des Idh, le rapport sur le développement humain 2020 comprend des Idh recalculés de 1990 à 2019 à l’aide de séries cohérentes de données », précise le Pnud.

Sur la base de ces nouveaux critères, la valeur de l’Idh du Sénégal pour 2019 est de 0,512. Ceci place le pays dans la catégorie de faible développement humain et le classe au 168ème rang sur 189 pays et territoires reconnus par l’Onu. Le Pnud indique qu’entre 1990 et 2019, la valeur de l’Idh du Sénégal est passée de 0,376 à 0,512, soit une augmentation de 36,2 %. Quant à l’espérance de vie à la naissance au Sénégal, elle a augmenté de 10,7 ans, selon le rapport. De même, le nombre moyen d’années de scolarité a augmenté d’un an au moment où les années de scolarité attendues ont augmenté de 4,1 années. En ce qui concerne le Revenu national brut du Sénégal par habitant, il a augmenté d’environ 47,8 %.

D’après le rapport, la prochaine étape critique du développement humain exigera que l’on travaille avec et non contre la nature, tout en transformant les normes sociales, les valeurs ainsi que les mesures d’incitation gouvernementales et financières. Cependant, le Pnud estime que les actions publiques peuvent remédier à ces inégalités, en ayant recours, par exemple, à une « fiscalité de plus en plus progressive » ou à des « investissements et des systèmes d’assurance préventifs » destinés aux communautés habitant le long des côtes. Cette dernière mesure, selon le rapport, peut protéger les vies des 840 millions de personnes exposées au risque d’inondations côtières à travers le monde. Cependant, souligne le document, il faut un effort concerté pour « s’assurer que toutes ces actions n’opposent pas davantage les peuples et la planète ».

Elhadji Ibrahima THIAM

 

 



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