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L’ETAT RECRUTE 10 000 JEUNES POUR REBOISER 2 MILLIONS D’HECTARES


Rédigé le Lundi 2 Décembre 2019 à 16:32 | Lu 121 fois | 0 commentaire(s)


Pour combler le gap de 40 000 hectares perdus chaque année à cause de la déforestation, le Sénégal s’est engagé à reboiser 2 millions d’hectares à l’horizon 2030, soit 200 000 ha par an. Pour réussir ce pari, 10 000 jeunes seront recrutés.


L’ETAT RECRUTE 10 000 JEUNES POUR REBOISER 2 MILLIONS D’HECTARES

Pour combler le gap de 40 000 hectares perdus chaque année à cause de la déforestation, le Sénégal s’est engagé à reboiser 2 millions d’hectares à l’horizon 2030, soit 200 000 ha par an. Pour réussir ce pari, 10 000 jeunes seront recrutés. L’assurance est du ministre de l’Environnement Abdou Karim Sall qui présentait hier son budget 2020, arrêté à la somme de 33 milliards 575 184 483 francs CFA. Selon M. Sall, le durcissement des sanctions liées à la coupe abusive de bois a permis aux autorités de procéder à 135 emprisonnements

Le reboisement a été au coeur des échanges samedi à l’Assemblée nationale, lors du vote du budget du ministère de l’Environnement et du développement durable. C’est peu avant 23 heures que le ministre Abdou Karim Sall a commencé à répondre aux questions des députés, après plus de quatre tours d’horloge de temps de parole pour les élus. Et pour réussir à reverdir le pays à travers le reboisement, le ministre a annoncé que 10 000 jeunes sénégalais seront recrutés pour des actions de reboisement d’envergure. En plus de ce recrutement, le ministre a fait savoir que le Sénégal s’est engagé à reboiser 2 millions d’hectares, d’ici 2030, soit 200 000 ha par an. Face aux députés, le ministre a regretté le fait que le Sénégal perde chaque année 40 000 ha à travers la dégradation et la déforestation. «Les actions de déforestation et de reforestation ne permettent que d’atteindre 10 000 ha par an. Il faut donc multiplier ce nombre par 20 pour atteindre notre objectif », a-t-il soutenu, samedi. « Si on veut impérativement atteindre les objectifs d’un Plan Sénégal Emergent Vert, il faut que toute la population s’implique en accompagnant la volonté que le Chef de l’Etat a dans ce sens », a déclaré le ministre de l’Environnement et du développement Durable. Abdou Karim Sall a cite l’exemple de l’Ethiopie qui a pu planter en 24 heures 335 millions d’arbres.

Pour lui, cette action d’envergure ne peut être réalisée qu’avec l’accompagnement des populations et la participation de tous les citoyens. «Nous invitons l’ensemble des parties prenantes à s’engager sur cette voie afin d’atteindre cet objectif qui est de reverdir notre pays », a lancé l’ancien Directeur Général de l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP). Sur la coupe abusive de bois, le ministre a soutenu que ces actes sont inacceptables. Ils se passent, selon lui dans les régions du sud. Les contrées de Matam et de Louga ne sont pas aussi épargnées par ces coupes abusives de bois. «Dans cette partie du Sénégal, nous avons besoin d’un plan important de reboisement. Et pour cela, on ne peut pas, au moment où on reboise, que des gens se mettent à couper les arbres», a déploré le ministre de l’Environnement.

880 PROCES-VERBAUX POUR 135 EMPRISONNEMENTS EN 2019

Sur une interpellation d’un député proposant que les sanctions soient multipliées surtout à l’endroit du voisin gambien pour stopper l’hémorragie, le ministre dira que des actions diplomatiques seront menées. Cependant, M. Sall soutient que sa conviction est que cette question cruciale pour le Sénégal ne doit pas être sous traitée, mais prise en charge entièrement par le Sénégal. «La lutte contre les coupes abusives et de trafic de bois doit s’organiser de manière efficace à partir de notre territoire. Et cela, selon les directives du président de la République. Ce dernier a demandé qu’il y ait une synergie entre les forces de défense et de sécurité et les agents des eaux et forêts», a confié le ministre. En matière de sanctions, Abdou Karim Sall a annoncé que son durcissement à travers le code forestier a permis de faire des avancées. Même si des efforts restent à faire sur le terrain, estime-t-il, le combat est en train d’être mené. Pour cette année, Abdou Karim Sall renseigne que 880 procès-verbaux ont été établis dont 135 emprisonnements. Il note que ce sont des citoyens burkinabés qui ont été les derniers à être arrêtés, il y a une semaine. Lors de leurs interventions, des députés ont déploré le manque de moyens des agents des eaux et forêts. Le ministre qui a reconnu ce fait a souligné qu’il reste toujours engagé et déterminé à venir à bout de ce problème national. Et selon le ministre, c’est dans les régions de Louga et de Matam que ce fléau a plus pris de l’ampleur. Il a constaté que dans le département de Ranérou, des troncs d’arbres et des tas de bois coupés sont rangés dans le bas-côté.

Des mesures ont été immédiatement prises en accord avec les deux gouverneurs des deux régions interdisant tout transport et déplacement de véhicules chargeant du bois. «Cette action, au regard des remontées d’informations que nous avons, est en train de faire des résultats. Nous allons continuer à le faire», a informé le ministre.




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