LATERANGA.INFO
LATERANGA.INFO

«LA PLUS GRANDE GLOIRE CONSISTE A SAVOIR SE RELEVER A CHAQUE FOIS QUE L’ON TOMBE»


Rédigé le Samedi 25 Janvier 2020 à 11:17 | Lu 258 commentaire(s)



«LA PLUS GRANDE GLOIRE CONSISTE A SAVOIR SE RELEVER A CHAQUE FOIS QUE L’ON TOMBE»

El Hadji Wayga alias Bill Diakhou est un pionnier du rap sénégalais. Après des débuts prometteurs, il a plus ou moins disparu de la circulation. Il s’en défend et nous explique les raisons de cette situation. L’artiste, qui compte plus de vingt ans de carrière, espère bien inverser la tendance et retrouver son niveau d’avant. Ce vaste chantier ne semble pas le rebuter. Il a bien voulu nous entretenir de tout cela mais également de sa vision du rap et de la politique au Sénégal. Ce candidat déclaré à la Mairie des Parcelles Assainies n’a rien perdu de sa verve et il le démontre dans cet entretien ...

Que devient Bill Diakhou. On ne vous entend presque plus ?

J’ai comme l’impression que certains oublient que je suis toujours présent sur la scène musicale sénégalaise. Je n’ai jamais déserté le Game

Toujours est-il que cela fait longtemps que vous n’avez pas sorti d’album ?

Ça, c’est vrai. Je suis resté un moment sans sortir d’album. Cependant, je sors régulièrement des singles et des vidéos. récemment, j’ai sorti deux nouvelles vidéos portant sur les titres « ndamelo » et « Goro Gu Boon ». Certes je suis moins présent dans les médias contrairement à mes débuts. C’est certainement pour cette raison que ce genre de questions revient de manière récurrente. Mais je rassure tous mes fans et leur fais savoir que je suis bien là et toujours d’attaque. Je vous apprends dans la foulée la sortie d’un album avec lequel j’ai réalisé le plus grand nombre de ventes d’exemplaires de toute ma carrière

Ah, bon il s’agit de quel album ?

il s’agit d’un album de Blues qui contient 14 titres.

Est-ce qu’on l’a distribué au Sénégal ?

Le disque est bien sorti au Sénégal et au niveau international.

Qui a produit cet album ?

Le disque avait été produit par le label Story Blues. il s’agissait d’un Sénégalais et d’un Malien. C’est d’ailleurs après cela que nous avions organisé un festival pour rendre hommage à Ali Farka Touré à la place du Souvenir. Je faisais partie des organisateurs. Le fils du Bluesman malien, Vieux Farka, s’était produit à l’occasion

Mais il faut admettre que vous êtes moins présent. Avez-vous d’autres activités ?

Je me déploie beaucoup dans le domaine du développement local. Je me suis également entièrement investi dans le secteur de l’agriculture. J’encourage les paysans et effectue des campagnes pour sensibiliser les jeunes à investir dans ce secteur vital. Je suis d’ailleurs convaincu qu’un pays ne peut se développer sans une agriculture performante. néanmoins, je continue toujours de faire de la musique. J’ai un groupe avec lequel je me produis régulièrement. Je veux juste rassurer encore une fois et leur assurer que je suis toujours présent au niveau de certaines boites de la place. il m’arrive d’effectuer des déplacements dans les régions et aussi au niveau international.

Vous parlez tantôt d’agriculture et votre premier grand tube était intitulé « Audience Baykat ». Pourquoi cet attrait pour ce secteur ?

Je suis très attaché à l’agriculture car mon père était un grand agriculteur. Au départ, il était un grand paysan au Fouta. C’est par la suite qu’il est venu s’établir à Dakar avant de se retrouver dans le secteur de l’or et le diamant. Et il a fini comme diamantaire. Franchement, je me suis toujours intéressé à l’agriculture. il y a aussi le fait de jouir d’avoir planté une petite graine et de l’entretenir jusqu’à obtenir des résultats probants et arriver à nourrir des personnes. Je remarque aussi que tous les pays développés ont réussi grâce au développement de leur agriculture. Ces pays-là ont gagné la bataille de l’autosuffisance alimentaire et ils ne parlent plus de disette ou de famine. En revanche, chez nous, il est très difficile de se nourrir convenablement et partout car la vie est trop chère. pourtant nous disposons d’assez d’espaces et de ressources pour arriver à ce niveau. Alors pourquoi les produits alimentaires sont si chers ? C’est parce que le secteur de l’agriculture n’attire pas les investisseurs et c’est dommage car la terre ne ment pas. Si on diversifiait les cultures du riz, de l’arachide, du maïs et du mil, on pourrait arriver à atteindre une autosuffisance alimentaire sûre et durable. C’est dommage vraiment que l’on ne suive pas cette voie au Sénégal.

Vous vous adonnez à l’agriculture ?

Bien sûr ! Je me suis investi à fond dans ce secteur et je joue ma partition selon mes moyens.

Revenons à la musique, pourquoi avez-vous viré vers le Blues. Est-ce parce que vous vous sentez à l’étroit dans le milieu du Rap ?

il faut savoir que je suis un mélomane avant d’être un rappeur. J’ai vu, très jeune, mes parents écouter régulièrement du Blues, de la Soul etc. Des artistes comme Aretha Franklin, Wilson pickett, Joe Cocker etc., ont bercé mon enfance. J’étais vraiment fasciné car on écoutait tous ces disques là en famille dans le salon et c’était très cool. il n’y avait pas beaucoup de bruit car on pouvait écouter cette belle musique tout en travaillant et devisant tranquillement. Devenu artiste rappeur, j’ai voulu aller au fond des choses et expérimenter de nouvelles pistes. Je veux toujours aller plus loin. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai décidé de faire du Blues

Le rap a évolué avec des dérives notamment des clashs et même des injures très fréquentes. Comment jugezvous tout cela ?

C’est une question qui revient souvent et qui nous interpelle tous. Je ne vais pas me gêner pour donner mon avis. Je pense qu’il faut savoir rapper sans user de la violence ou utiliser des mots déplacés. il faut toujours sensibiliser car nous vivons dans un monde en pleine mutation où tout a changé et les choses évoluent trop vite. Le banditisme s’est beaucoup développé. Les gens s’adonnent à l’arnaque, au vandalisme et à des actes contre nature. un véritable dérèglement dans la société alors que nous dévons être les boucliers de notre pays. nous sommes des acteurs culturels, des artistes et des éveilleurs de conscience. Je trouve que c’est une nouvelle tendance mondiale qui masque des limites. Car quand tu entends Booba rapper et s’en prendre à ses rivaux comme La Fouine et Kaaris, ça vole très bas et la violence est souvent présente. Mais c’est un exemple à ne pas suivre aveuglément. Je trouve qu’il s’agit avant tout d’une question de dialogue et une question d’intégration dans notre propre culture. Car il n’est pas toujours aisé de faire de la musique. Si vraiment tu ne disposes pas de toutes tes facultés mentales et surtout du sens du dépassement, tu vas juste te déchainer et te prendre pour le centre du monde. on ne peut pas se lever un beau jour et nous considérer comme des Américains. Ces derniers nous ont maltraités et violentés. C’est d’ailleurs pour cela que le Blues a été créé. il s’agissait d’exprimer en musique tout le spleen et la tristesse qui les habitait. il faut revenir à la raison et rester dans notre culture. il faut essayer d’exporter notre culture car actuellement toutes ces tendances sont révolues et l’avenir artistique se trouve ici chez nous.

Bill Diakhou n’est pas facile à classer car il rame souvent à contrecourant. On vous a vu vous en prendre au mouvement Y’en a marre de manière récurrente pourquoi ?

Moi je suis un acteur de développement et je refuse de porter des œillères. Je ne suis pas pour le découragement et je n’encourage pas la passivité. il ne faut pas faire croire aux jeunes que rien ne marche. il faut au contraire les encourager à toujours y croire. Au Sénégal, nous avons une jeunesse très instruite et bien formée. nous avons de grands intellectuels qui sont sortis de nos universités. Même si on ne leur dispense le grand savoir, on doit aller le chercher. L’homme est très intelligent et il faut toujours garder çà l’esprit. il n’utilise pas le septième de la capacité de son cerveau. Le jeune sénégalais est très performant et intelligent. il y en a même certains qui ont réussi à fabriquer leurs propres téléphones portables. Donc il y a beaucoup de possibilités de développement. De ce fait, je ne peux pas accepter que certains se lèvent pour faire preuve d’un nihilisme total et inciter les jeunes au découragement. A force de seriner que rien  ne va, les gosses vont finir par s’en convaincre et baisser les bras. C’est trop facile de rejeter toute la responsabilité de nos échecs sur le dos de l’Etat.

Politiquement où se situe Bill Diakhou. On vous a vu soutenir Wade, attaquer Moussa Sy et parfois souffler le chaud et le froid face à Macky sall ? De quel bord êtes-vous ?

Le rap est avant tout un acte de politique qui prône le développement. A ce titre, et en qualité de rappeur, je suis dépositaire de la voix des sans voix. Je suis investi d’une mission par le peuple.

Donc vous prônez la neutralité au niveau politique ?

Je n’appartiens à aucun parti politique. Je ne suis pas pour la critique facile. il faut aussi savoir que Macky Sall a été choisi par le peuple sénégalais qui a voté massivement pour lui. il faut donc le laisser travailler et terminer son mandat.

Juste qu’il y’a ce problème du troisième mandat qui est agité…

Mais Macky Sall n’a rien dit à ce sujet. il refuse de se prononcer. Donnons-lui cette liberté. Le moment venu, le peuple avisera en toute souveraineté

Vous êtes très proche de Soham Wardini, la maire de Dakar, et on vous a vu ensemble lors de lancement de l’opération Dakar « Set Wecc » ?

Je suis un acteur culturel et adepte du développement durable. La Mairie a décidé de faire du Set Settal et nous avons décidé de l’accompagner. nous sommes avant tout des Dakarois. ils se sont levés pour dire qu’ils veulent rendre la ville propre. ils voulaient être accompagnés et trouver des personnes ressources pour populariser le concept et nous avons favorablement répondu à leurs appels. nous avons travaillé là-dessus en créant un hymne. nous l’avons enregistré avec beaucoup de chanteurs de la ville et tous les acteurs culturels. C’est au studio de papis Konaté que tout a été enregistré et le lancement s’est bien déroulé à la place de l’obélisque en présence de Madame le maire.

Qu’en est-il de votre candidature à la Mairie des Parcelles. Vous n’en parlez plus ?

Je préfère ne pas en parler pour le moment. il n’est pas encore temps d’en parler. J’attends le moment opportun pour me prononcer. Mais comme nous n’en sommes pas encore là, je ne vais pas aborder ce sujet pour l’instant.

Pourtant vous aviez bien annoncé votre candidature

J’en avais parlé parce qu’il le fallait. J’ai bien le droit de me présenter à la mairie de mon secteur. Je suis un artiste et j’ai mes ambitions politiques. pourquoi Wyclif Jean peut-il exprimer sa candidature à l’élection présidentielle de Haïti et que Bill ne puisse pas se présenter à la Mairie des parcelles? pourquoi Youssou ndour veut-il être le président du Sénégal et moi pas à ma mairie ? Moi, Bill Diakhou, j’ai également des ambitions politiques. Et je veux être maire des parcelles Assainies. J’ai une vision plus large que tous ces maires-là y compris Moussa SY et tous les autres du même acabit. J’ai une autre vision meilleure que la leur. Je suis très différent d’eux.

Moussa Sy ne va pas être content de vos attaques et critiques acerbes. Ne va-t-il pas vous en vouloir ?

Je ne fais que mettre le doigt là où ça fait mal. Ce sont des critiques objectives car son bilan est nul. on n’a pas vu ce qu’il a réalisé. il n’a rien fait.

Cela fait plus de vingt ans que vous êtes présent sur la scène musicale sans qu’on vous entende. Que comptez-vous faire pour revenir au-devant de la scène et ne plus se contenter de dire que je suis toujours présent ?

Je suis sur un grand projet. Je prépare activement la célébration de mes deux décennies de présence sur la scène musicale au Sénégal. Je réfléchis sur le contenu à donner à cette célébration qui aura lieu soit à la place du Souvenir soit au théâtre Sorano. nous allons en profiter pour inviter à une grande réflexion sur le rap. on va plancher sur la signification du concept et les enjeux qui touchent à l’évolution de ce très grand mouvement que beaucoup de gens méconnaissent. il s’agira vraiment de faire savoir au grand public ce que c’est le rap. Ce sera une journée entière consacrée au rap. il sera aussi question de réfléchir sur le sens, le contenu et la portée des textes de Bill Diakhou. quelle est la vraie ampleur de ses textes et ce qu’ils peuvent apporter et leur impact sur notre société. il sera juste question de joindre l’utile à l’agréable et de pousser la réflexion et ne pas se limiter seulement à l’aspect festif. nous souhaitons que ce projet aboutisse et que le Bon Dieu nous aide à le réaliser

Il est bien établi que les textes de Bill Diakhou sont très ancrés dans le vécu des Sénégalais. Quels sont vos sources d’inspiration ?

C’est parce que tout simplement je suis un vrai Sénégalais. Je suis très proche des gens et je suis toujours à leur écoute. Je mange comme eux et avec eux notre fameux plat national le tiébou Dieune et je vis avec eux. Ce qui fait que je connais bien les réalités de la société sénégalaise. Je ne suis pas un Américain. Et je ne suis pas au courant de ce qui se passe derrière le mur. En revanche, je suis bien au courant de tous ces problèmes que l’on vit dans nos maisons. Je suis parfaitement au courant des querelles entre belles mères et belles filles, des disputes entre frères consanguins, de la jalousie entre coépouses. Je suis resté Sénégalais et je vis tout cela tous les jours. Je suis un vrai Sénégalais, très proche de nos réalités et je m’en inspire pour relater ces faits de société qui tourment autour de notre vie quotidienne.

Alors pourquoi avez-vous choisi le Blues ?

C’est après avoir vu en rêve Ali Farka Touré que j’ai décidé de m’investir dans ce domaine. Après ce songe, je suis allé voir Baba Maal pour lui en parler et il m’a aussitôt conseillé de chanter du Blues. il m’a dit que j’avais une belle voix très rauque et adaptée à ce genre musical. il m’a aussi averti qu’au départ, je serai seul, car incompris. il m’a surtout instruit de ne pas me décourager et d’y croire car au finish mes efforts finiront par payer

Donc vous venez juste de vous engager dans cette voie et vous avez juste sorti un album dans ce style…

Oui, j’ai sorti un seul album. Et comme je disais tantôt, il s’est bien vendu. Les intellectuels et les mélomanes ont beaucoup acheté ce disque.

Votre prochain album sera de quelle couleur ?

Je vais toujours rester dans le courant du rap Blues… Je vais rester dans ce cadre. néanmoins, il y aura un peu de rap Mbalakh. nous sommes des Sénégalais, attachés à notre fameux rythme national. Au baptême du nouveau-né, c’est cette musique qui est jouée toute la journée et qui te berce dès ta venue au monde. il y a aussi le fait qu’on sollicite les services d’un batteur de Tam -Tam pour animer une partie de la journée. Je tiens vraiment à leur rendre hommage et à magnifier le rôle important qu’ils jouent dans notre société et l’impact de cette musique. J’aime et je crois en notre Mbalakh car cela fait partie intégrante de notre culture

Pourtant on ne vous a pas encore entendu en jouer ?

C’est vrai car je fais du « Art story telling » ou l’art de raconter des histoires positives. C’est cela qui fait mon style et ma marque de fabrique. C’est cela ma spécialité car on m’attend sur ce registre et je vais m‘y conférer. n’empêche, je vais aussi varier les styles. Car si jamais tu me vois intervenir sur une partition Mbalakh lorsque je suis invité par un artiste, tu ne vas pas en croire tes oreilles, tellement je maitrise cet art.

On peut donc s’attendre à des duos avec des chanteurs de Mbalakh ?

Bien sûr et j’ai déjà fait des featurings avec feu Omar Bassoum et également Ndongo Lô. J’en ai fait avec de nombreux artistes

Je voulais dire avec les artistes de la nouvelle génération..

Bien sûr ! C’est bien possible, mais je préfère vraiment attendre que les choses soient au point pour en parler. il se trouve que j’ai presque fini de travailler sur mon prochain album. il ne me reste que deux morceaux et je compte le sortir avant l’organisation de mon anniversaire. on est en train de réfléchir sur la bonne période. Je ne suis pas pressé et je préfère vraiment que les choses se passent de la meilleure des manières

Bill, il faut aussi se dire la vérité. Votre carrière n’a pas connu l’évolution escomptée car vous aviez connu des débuts en fanfare. Mais par la suite, le succès n’a pas suivi …

A dire vrai, il y a eu beaucoup de coups bas et de trahisons et je le reconnais. J’ai tellement été trahi ! Vraiment on ne m’a pas fait de cadeaux, mais j’ai toujours tenu bon. Je me suis toujours dit que la plus grande gloire consiste à savoir se relever à chaque fois que l’on tombe. il y a aussi le fait qu’il n y a jamais eu de chute, mais juste des moments où l’on trébuche.

Nous sommes au terme de notre entretien avez-vous un message à lancer aux Sénégalais ?

il faut juste retenir que nous sommes dans un pays émergent et cela va amener inéluctablement le développement au Sénégal...

..Là vous êtes en train de jeter des fleurs à Macky Sall ?

Non, pas du tout ! Je ne connais pas Macky Sall. Encore une fois, je ne peux pas chanter ses éloges car je n’ai jamais rien reçu de Macky Sall. Je ne le connais pas. En revanche, je connais très bien les Sénégalais et je veux le meilleur pour eux. Soyons vigilants et soyons techniques pour nous en sortir. on a du gaz, du zircon, du pétrole, de l’or et des richesses. Le Sénégal ne compte que quinze millions d’habitants. Contrairement aux grands pays qui comptent des centaines de millions d’habitants. il faut que l’on gère nos ressources en boutant dehors les Français. il est maintenant admis que les pays colonisés par les Français trainent le pas contrairement à ceux colonisés par les Anglais. Les Français sont adeptes de ces mauvaises politiques et ils sont prêts à tout pour s’accaparer de nos richesses. S’ils se sentent menacés, ils installent le chaos. regardez ce qu’ils ont fait au Mali, au Burkina Faso, au Cameroun, au tchad et au niger. ils créent leurs propres milices armées avant de se retourner pour les combattre. Ce sont des techniques mises au point pour leurrer l’opinion internationale. C’est ce que trump a compris. poutine affirme aussi la même chose. ils leur ont dit de ménager cette Afrique qui est la sève nourricière de la France. Si vraiment il y a des velléités de résistance, ils nous inoculent des maladies. regardez ce qu’ils ont fait en Guinée avec cette épidémie Ebola inconnue en Afrique de l’ouest. ils veulent continuer à nous maintenir sous leur joug avec cette histoire d’Eco et de CFA. nio Lank ! nio Ban !



ACTUALITÉS | Exclusivité | People | News | Revue de presse | SCIENCE - TECH | Musique | Contribution | Chronique | Emissions et entretiens | Avis-Communiqué-Publireportage | Zero Stress & Insolite | Religion | Coin des femmes | CUISINE | SERIE TV