LATERANGA.INFO
LATERANGA.INFO

«LE SANG EST CEDE GRATUITEMENT AU PUBLIC»


Rédigé le Jeudi 20 Février 2020 à 16:32 | Lu 190 commentaire(s)


Le Sénégal et le Burkina Faso sont les deux pays dans la sous-région où le sang est cédé gratuitement au public.


«LE SANG EST CEDE GRATUITEMENT AU PUBLIC»

Le Sénégal et le Burkina Faso sont les deux pays dans la sous-région où le sang est cédé gratuitement au public. Selon le professeur Saliou Diop du centre national de transfusion sanguine du Sénégal, (Cnts): « tous les patients hospitalisés dans les structures publiques peuvent effectivement le témoigner». Toutefois, il a renseigné que le privé contribue à la production d’une poche de sang qui revient à l’Etat, près de 50 mille pour un montant de 5000 FCfa. Sur les différents épisodes de pénurie de sang, le professeur Diop a déclaré: «il n’y a aucun pays émergent aujourd’hui qui se satisfasse complètement au besoin. Le gap est toujours là et je pense qu’il faut continuer la communication, la sensibilisation pour faire participer les communautés à cet effort de don de sang». Le professeur Diop s’exprimait hier, mercredi 19 février en marge de la cérémonie de remise de don de réfrigérateur de stockage de poche de sang offert par la fondation du crédit mutuel du Sénégal

Que répondez-vous aux accusations sur la vente de sang au Sénégal?

Je dirais l’inverse de ce qui a été dit. Le Sénégal et  le Burkina Faso sont les deux pays  dans la sous-région où le sang est cédé gratuitement    au secteur public. Dans n’importe quel autre pays, ils  doivent payer avant de disposer du sang. Ce n’est pas le cas du Sénégal. Je pense que tous les patients hospitalisés dans les structures publiques peuvent effectivement le témoigner. Mais, cela ne veut pas dire que le sang n’a pas de coût. Vous savez le don de sang qui est volontaire, nous permet de prélever une matière première, il faut beaucoup de moyen pour faire de tel sorte que ce sang  puisse être traité  pour être utilisable. Et cette chaine de traitement a un coût important. Au Sénégal, ce montant est entièrement financé par l’Etat, mais le gouvernement demande à ceux qui travaillent dans le secteur privé  de contribuer. Si on estime le coût global de la production d’une poche de sang,  c’est entre 45 et 50 mille. Aujourd’hui, tous les patients qui sont dans le service public  ont ces produits là et gratuitement et on demande aux structures privées de  contribuer pour 5mille F CFA par poche. Et c’est là,  où est la situation actuellement et je peux vous  garantir qu’actuellement la politique de l’Etat c’est de rendre  ces poches de sang gratuit  dans tout le secteur public ce qui est actuellement réalisé

Combien l’Etat met pour la transfusion sanguine ?

Aujourd’hui, il y a 25 structures de transfusions sanguines. A Dakar, le centre national de transfusion sanguine et l’hôpital principal sont les deux structures de collectes. La ville de Dakar contribue  à peu près à 50% du nombre de dons de sang dans le pays.  Notre organisation actuelle ne permet pas de faciliter  la fourniture de l’information globale parce que le CNTS assure son budget mais    les 24 autres structures de transfusion sanguine leur budget est logé dans  celui de l’hôpital.  Mais, il est clair que  l’Etat met beaucoup d’argent. La transfusion sanguine est une activité de santé qui est très  très coûteuse. C’est une activité qui se rapproche aujourd’hui de l’industrie pharmaceutique parce qu’avec des exigences énormes  en termes, non seulement, de disponibilité du produit mais  de la qualité.  C’est pour cette raison que l’Etat  chaque année augmente  sa participation  qui, pour assurer le fait que la transfusion puisse être accessible. Il ne suffit pas seulement de la participation de l’Etat car, le point de départ de cette activité, c’est le don de sang et quelque soit les moyens qu’on  mettra. Il reste un acte volontaire qui vient    de la communauté. Donc, c’est vrai que la population, nous avons tous des  droits mais, nous avons aussi des devoirs et l’un de ces devoirs est de participer à  cet acte citoyen  qui est le don de sang, qui est un acte civique  et qui doit permettre à tous ceux qui ont entre 18 et 60 ans de pouvoir donner un peu de leur sang

Est-ce qu’il un gap à combler pour une couverture totale en sang ?

Il n’y a aucun pays émergent  aujourd’hui qui satisfasse complètement au besoin. Vous savez quand on compare  le nombre de don de sang dans le monde, il y a à peu près 34 dons de sang pour 1000 habitants dans le pays développé. Dans nos pays, on est autour de  4 dons de sang pour 1000 hbts. Au Sénégal, nous sommes à 6,5 dons de sang pour 1000 hts    et la norme c’est d’avoir 10 dons de sang pour 1000 hbts  dont, il y a un gap et il est clair qu’il y a beaucoup de progrès car, nous résorbons  chaque année ce gap avec à peu prés 10%  de dons de plus par rapport à l’année dernière,  mais le gap est toujours là. Et je pense qu’il faut continuer la communication, la sensibilisation pour faire participer la communauté à cet effort de don de sang.  

SudQuotidien



Politique | Société | Economie | International | Sports | Santé