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LE SYSTEME SANITAIRE PRESQUE À BOUT DE SOUFFLE


Rédigé le Mardi 19 Janvier 2021 à 12:42 | Lu 96 commentaire(s)


Le Sénégal aurait-il atteint ses limites dans la lutte contre le coronavirus avec le nombre élevé de décès et de cas graves enregistrés parjour ?


LE SYSTEME SANITAIRE PRESQUE À BOUT DE SOUFFLE

La barre de dix décès journaliers a été franchie en ce mois de janvier et les cas graves continuent leur vitesse de croisière. Une situation qui met à nu les failles du système sanitaire sénégalais. A cet effet, la capacité à prendre en charge plusieurs cas graves de Covid-19 est remise en cause
 
Le Sénégal aurait-il atteint ses limites dans la lutte contre le coronavirus avec le nombre élevé de décès et de cas graves enregistrés par jour ? Face à la recrudescence des cas de nouveau coronavirus depuis novembre, la barre n’a pas encore fléchi et pis encore, elle monte de façon exponentielle même si une lueur d’espoir se dessine avec moins de cas lundi, que le dimanche dernier avec plus de 200 cas confirmés de Covid-19.

Face à cette situation, plusieurs spécialistes de la santé publique s’accordent à dire que la fin de la pandémie n’est pas pour demain et d’autres vont plus loin en affirmant que le Sénégal chemine vers des épisodes de coronavirus, chaque année. Pour dire simple, le coronavirus sera endémique à l’image du paludisme, de la grippe entre autres au Sénégal. D’où la pertinence de l’alerte du Chef de l’Etat qui appelle son peuple à vivre avec le virus.

Pour docteur Mahamadou Lamine Ly, spécialiste en santé publique, le système sanitaire déjà rudement éprouvé par la première vague de la pandémie se trouve dans une situation de vulnérabilité accrue. Même s’il faut se féliciter du plan d’investissement récemment élaboré par le gouvernement sénégalais, il faudrait faire droit à l’exigence de procéder, le plus vite possible, à des investissements plus importants et à et des réformes adéquates du système sanitaire afin de contenir la seconde vague. « L’évolution de la pandémie dans notre pays a été marquée par plusieurs paradoxes. Même si le pic de 987 cas est survenu, deux semaines après la Tabaski, dans la semaine du 10 au 16 août 2020, l’augmentation attendue du nombre de cas a été moins importante que prévue et la recrudescence brusque » a-t-il renseigné.

Et de poursuivre : « de la même manière que les experts épidémiologistes n’avaient pu décrypter cette tendance baissière, qui semblait inexorable et avait même pu résister au Grand Magal de Touba, les causes du rebond actuel demeurent encore inconnues ».

Pour le docteur Moussa Thior, il faut d’abord boucler un cycle de pandémie pour pouvoir mettre en place des stratégies de prévention. « Le coronavirus n’a pas encore livré tous ses secrets. Aujourd’hui, on parle de seconde vague, ce que je réfute. Certes, il y a eu une recrudescence des cas, toutefois, il faudrait attendre la fin du cycle au mois de mars pour connaitre le comportement de la maladie, à savoir à quel moment on peut observer une hausse des cas et préparer une riposte préventive », a déclaré Dr Thior.

Et de poursuivre : « le Sénégal pourrait même être endémique au coronavirus ». Avec la recrudescence des cas dans le monde et l’apparition d’un nouveau variant Covid, le vaccin laisse les décideurs perplexes.

Pour docteur Ly : « la maîtrise de la pandémie de Covid-19 ne passera pas par les seuls vaccins récemment découverts, eux-mêmes, objet de tant de controverses et de rumeurs ». Et de poursuivre : « une sortie heureuse à cette crise sanitaire et des prochaines à venir au Sénégal passera obligatoirement par une communication véridique résultant de rapports de confiance entre les élites et les masses populaires ».Whats



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