LATERANGA.INFO
LATERANGA.INFO

LOI DE FINANCES 2021, CARTOGRAPHIE DES INVESTISSEMENTS PRÉVUS PAR L'ÉTAT


Rédigé le Lundi 26 Octobre 2020 à 18:10 | Lu 128 commentaire(s)


Du secteur primaire au quartenaire en passant par le secondaire et le tertiaire, c’est une trentaine de projets et de programmes qui sont inscrits au menu du budget


LOI DE FINANCES 2021, CARTOGRAPHIE DES INVESTISSEMENTS PRÉVUS PAR L'ÉTAT

Dans le projet de loi de finances 2021, le ministère des Finances et du Budget détaille, chiffres à l’appui, les investissements prévus par l’État. Du secteur primaire au quartenaire en passant par le secondaire et le tertiaire, c’est une trentaine de projets et de programmes qui sont inscrits au menu du budget.

On en sait un peu plus sur la nature et le coût des projets et programmes à réaliser avec la loi de finances 2021 arrêtée à 3226 milliards de FCfa en recettes et 3969,9 milliards de FCfa en dépenses, soit, en valeur absolue, un déficit budgétaire de 743,9 milliards de FCfa. Comparée à la Lfi (loi de finances initiale) 2020 qui est arrêtée en recettes à 3258,5 milliards de FCfa et en dépenses à 3709 milliards de FCfa, la Lfi 2021 connaît une baisse de recettes pour 32,5 milliards de FCfa (1 %) et une hausse des dépenses pour 260,9 milliards de FCfa (7 %) en valeur absolue.

Au titre des investissements, l’État entend prioriser certaines dépenses. Dans le secteur primaire, une dizaine de projets sont annoncés. Il s’agit du financement de la campagne agricole 2020/2021 (60 milliards de FCfa), du Programme national de développement de la filière banane (3,256 milliards de FCfa), du Projet de développement des chaînes de valeur riz dans la vallée du fleuve Sénégal (15,326 milliards de FCfa), du Programme des domaines agricoles communautaires (5,048 milliards de FCfa), du Programme de compétitivité de l’agriculture et de l’élevage au Sénégal (16,232 milliards de FCfa), du Programme de renforcement de la protection zoosanitaire (1,133 milliard de FCfa), du Projet de développement  durable du pastoralisme dans le Sahel (5 milliards de FCfa), du Projet de motorisation des pirogues (2 milliards de FCfa), de la sécurisation de la brèche de Saint-Louis ( 4,443 milliards de FCfa), et du Programme de reforestation et de restauration des écosystèmes (2,010 milliards de FCfa).

Dans le secteur secondaire, l’État compte créer les Agropoles du sud et du centre (3,4 milliards de FCfa) et investir dans l’énergie pour 59,89 milliards avec le second compact Mca Sénégal ainsi que dans le Projet d’appui à la valorisation des initiatives entrepreneuriales (Pavie) pour 7,5 milliards de FCfa.

Concernant le secteur tertiaire, il est prévu la construction et la réhabilitation des marchés de Ziguinchor, Diourbel, Sandika de Pikine et Sandaga (centre-ville) pour un montant de cinq milliards de FCfa. La rénovation des aéroports secondaires de Saint-Louis, Ziguinchor, Matam, Tambacounda et Kédougou, pour 7,415 milliards de FCfa, figure également dans l’agenda de l’État, de même que la construction de l’autoroute Mbour-Fatick-Kaolack (10,05 milliards de FCfa), la réhabilitation des voies ferrés intérieures, des gares et guichets des dessertes intérieures (10 milliards de FCfa) et la mise en place d’un crédit hôtelier et touristique pour cinq milliards de FCfa.

Enfin, pour le secteur quaternaire, c’est une vingtaine de projets qui sont envisagés dans le budget de l’année prochaine. On peut citer, entre autres, le Projet de construction et d’équipement de la polyclinique de l’hôpital Principal (14 milliards de FCfa), l’appui aux établissements publics de santé (3,33 milliards de FCfa), le Projet santé de riposte contre la Covid-19 (3 milliards de FCfa), le Programme paludisme et autres endémies (20 milliards de FCfa), la construction de l’Université Amadou Makhtar Mbow (Uam : 15 milliards de FCfa), celle du Sine-Saloum (15 milliards de FCfa), la construction de résidences universitaires (Uam et Ucad) pour 12,5 milliards de FCfa, le Projet de dépollution de la baie de Hann (23 milliards de FCfa), le Pacasen (20,9 milliards de FCfa), la construction du stade du Sénégal (16,84 milliards de FCfa), le Pudc (15,5 milliards de FCfa) et Promovilles (15 milliards de FCfa).

Le budget du ministère de la Santé en hausse de 25 milliards de FCfa

Le budget du ministère de la Santé et de l’Action sociale connaît, dans le projet de loi de finances 2021, une hausse de 24,9 milliards de FCfa en valeur absolue et 13 % en valeur relative par rapport à 2020. Cette augmentation, précise le document, est totalement consacrée au volet « santé » du Programme de résilience économique et social (Pres).

Une réserve de précaution de 66 milliards de FCfa mise en place

 À l’image des dispositions prises en 2020, le Gouvernement annonce la mise en place d’une « réserve de précaution » dotée de 66 milliards de FCfa pour 2021. L’objectif est de tenir compte, d’une part, du contexte d’incertitude de la situation pandémique et des conséquences importantes sur l’activité économique et, d’autre part, de l’indétermination de l’impact budgétaire de la prolongation en 2021 de l’Initiative de suspension du service de la dette (Issd) du G-20 et à laquelle le Sénégal participe. Aussi subsiste-t-il des risques importants qui pourraient peser sur le recouvrement des recettes. Le ministère des Finances et du Budget précise que la réserve de précaution ne sera mobilisable qu’à compter du 1er juillet 2021, à la faveur de l’atteinte des objectifs de recettes du premier semestre 2021 et du niveau des économies réalisées au titre de l’Issd qui sera affecté aux recettes internes pour atténuer le déficit budgétaire.

Les raisons de la baisse de 4,1 % des recettes fiscales en 2021

Les recettes fiscales, tablées sur 2564,5 milliards de FCfa dans le présent projet de loi de finances, vont baisser de 4,1 % en 2021, comparativement à 2020.
Le ministère des Finances et du Budget précise toutefois que le dynamisme des administrations fiscale et douanière n’y est pour rien ; les finances publiques subissent plutôt le contrecoup d’une activité économique encore « convalescente ». « L’État n’a pas voulu faire supporter au contribuable le coût de la récession en augmentant les impôts. Au contraire, le Gouvernement considère qu’un taux marginal effectif d’imposition raisonnable constitue l’un des facteurs-clés de la relance économique », justifie le ministère. L’État a préféré assumer une baisse des recettes fiscales qui sera absorbée de deux manières. Il s’agit, d’une part, de la hausse du déficit et, d’autre part, de la rationalisation, voire la suppression, de dépenses courantes et de projets d’appuis institutionnels au contenu pauvre en Formation brute de capital fixe (Fbcf). Cela, pour permettre de dégager des marges budgétaires au profit de l’investissement public national. En 2021, les administrations fiscale et douanière entendent concentrer leurs efforts sur leur modernisation interne, grâce notamment à une utilisation accrue des technologies numériques, afin d’améliorer la maîtrise de l’assiette. Elles mettront également l’accent sur la lutte contre les fraudes fiscales et douanières, le renforcement de la formation des effectifs, l’encouragement au civisme fiscal et l’instauration d’une nouvelle culture de dialogue avec les contribuables.




Dans la même rubrique :
< >

Samedi 21 Novembre 2020 - 09:31 EVELINE TALL, DE LA BANQUE MONDIALE À LA BOURSE

Samedi 21 Novembre 2020 - 09:14 «Le Sénégal va éviter la récession… »

Politique | Société | Economie | International | Sports | Santé