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Les auteurs des attentats de 2015 condamnés à mort au Mali


Rédigé le Jeudi 29 Octobre 2020 à 09:53 | Lu 116 commentaire(s)



Les auteurs des attentats de 2015 condamnés à mort au Mali

La cour d'assises anti-terroriste, à l'issue d'un procès de deux jours a condamné à mort deux des individus impliqués dans les attentats de Bamako

Les cinq juges de la cour anti-terroriste a reconnu la culpabilité du mauritanien Fawaz Ould Ahmed, dit "Ibrahim 10", et son co-accusé malien Sadou Chaka.

Les deux individus ont été condamnés à mort.

"La Cour vous a reconnu coupables des faits qu'on vous reproche et ne vous a pas accordé de circonstance atténuante", a déclaré le président de la cour, Souley Maïga.

 

Le procureur dans son réquisitoire a requis la peine de mort contre les deux accusés.

Après une très courte délibération, le président a annoncé la peine: "La Cour condamne Fawaz Ould Ahmed et Sadou Chaka à la peine de mort et à 10 millions de francs d'amende.

Un troisième prévenu, Abdoulbaki Abdramane Maïga, absent au procès, a été condamné par contumace à la peine capitale également.

Mamadou Diallo, l'un des avocats de la défense, a déclaré à la sortie de l'audience qu'ils allaient se pourvoir en Cassation. Les condamnés ont trois jours pour se pourvoir en Cassation.

Fawaz Ould Ahmed avait dans la matinée revendiqué les deux attentats, qui avaient fait 25 morts au total, se disant se disant "fier" d'avoir agi "par vengeance" après la publication de caricatures du prophète Mahomet par l'hebdomadaire français Charlie Hebdo.

Coincidence ? Les peines de mort ont été prononcées le jour où les musulmans maliens se sont rassemblés pour dénoncer les propos du président français sur les caricatures
 

La condamnation à mort des auteurs de attentats de 2016 est tombée à un moment où plusieurs milliers de fidèles musulmans rassemblés dans et autour de la Grande mosquée de la capitale malienne Bamako ont fustigé mercredi les caricatures du prophète Mahomet, au cœur d'une crise entre la France et le monde arabo-musulman.

Le Haut conseil islamique du Mali (HCIM), principale organisation islamique qui avait appelé à ce rassemblement, dénonce "les discours irresponsables, diffamatoires, calomnieux et antirépublicains" de M. Macron "sur l'islam et les caricatures", a déclaré son secrétaire-général adjoint, Moussa Bocar Bah.

Lors de la cérémonie d'hommage à Samuel Paty, professeur d'histoire décapité près de Paris le 16 octobre dans un attentat islamiste pour avoir montré à ses élèves des caricatures du prophète de l'islam, le président Emmanuel Macron a promis que la France ne renoncerait pas à ces dessins, au nom de la liberté d'expression.

Il est depuis lors devenu la cible de manifestations dans plusieurs pays où les musulmans sont majoritaires.



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