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Lutte contre le sida : Le Luxembourg offre une dose de 3,5 milliards à Enda Santé


Rédigé le Mercredi 16 Novembre 2016 à 10:59 | Lu 105 commentaire(s)



Lutte contre le sida : Le Luxembourg offre une dose de 3,5 milliards à Enda Santé
Enda Santé a reçu un financement de 3,5 milliards de francs Cfa du gouvernement luxembourgeois. C’est le ministre de la Coopération au développement humanitaire du Luxembourg, Romain Schneider, qui a procédé au lancement du projet Frontières et vulnérabilités au Vih en Afrique de l’Ouest. Un fonds d‘innovation et d’impulsion en santé d’une valeur de 100 millions de francs Cfa va accompagner ce projet pour accélérer les objectifs fixés dans la réponse au Vih.
Le gouvernement du Luxem­bourg vient d’accorder un financement et un appui technique d’un montant de 3,5 milliards de francs Cfa à Enda Santé pour la période 2016-2020. Cette importante manne financière va servir à financer la 3ème phase du projet Frontières et vulnérabilités en Afrique de l’ouest (Feve). Le ministre de la Coopération et de l’action humanitaire du Grand-Duché de Luxembourg, Romain Schneider et le directeur exécutif de Enda Santé, Daouda Diouf ont procédé au lancement de ce projet par le biais d’une signature de convention.
Le projet Feve contribue à l’objectif 3 des Odd. Il ambitionne d’améliorer l’accès à la santé des populations les plus vulnérables face à l’épidémie du Vih et aux problématiques de santé sexuelle et reproductive en Afrique de l’Ouest. Il est l’un des projets qui va à la rencontre des populations-clés leur proposant des services de qualité dans les grandes agglomérations et les zones frontalières, selon le directeur exécutif de Enda Santé.
Après les phases 1 et 2, Feve entame un programme de 3ème génération qui sera marqué, d’après Daouda Diouf, par la qualité et l’innovation. Dans la foulée, le ministre luxembourgeois a lancé un fonds d’innovation et d’impulsion en santé d’une valeur de 100 millions de francs Cfa. Un appel à candidature va se faire prochainement. Ainsi les organisations, les institutions universitaires et structures gouvernementales pourront se mettre ensemble et travailler sur plusieurs pays pour développer des actions innovantes qui vont nous permettre d’accélérer l’accès aux traitements des antirétroviraux, aux dépistages et permettre à la région ouest-africaine de relever les défis liés à la réponse du Vih. «Nous voulons des start-up de santé qui vont permettre de proposer des solutions aux défis de santé», soutient Daouda Diouf.

Seules 30% des Pvvih sont sous Arv en Afrique de l’Ouest
Pour Docteur Safiétou Thiam, ce projet est venu à son heure. «Nous sommes les premiers bénéficiaires puisque nous coordonnons la lutte contre le Vih au Sénégal», relève la secrétaire exécutive du Cnls (Conseil national de lutte contre le Sida). Le lancement du projet coïncide avec le plan d’urgence contre le sida que l’Onusida va lancer prochainement en Afrique de l’Ouest. «On s’est rendu compte, indique Safiétou Thiam, que les progrès dans la lutte contre le sida sont plus marqués en Afrique du Sud et de l’Est qu’en Afrique de l’Ouest et du Centre alors que la prévalence est plus élevée dans les parties Sud et Est du continent». «L’accès aux Antirétroviraux est encore faible 30% alors que l’objectif de l’Onusida est de 90% en 2020.  Il y a un réel problème et il faut renverser cette tendance», prévient Dr Thiam.  
Le projet Feve est une réelle opportunité pour les acteurs dans la réponse au Vih. Car note Daouda Diouf, il a su mettre en réseau des acteurs de la société et des institutions gouvernementales de 9 pays. Il a, en outre, favorisé les échanges de compétence, de savoir-faire et des réponses aux problématiques de santé. Au début, Feve regroupait 4 pays le Sénégal, le Cap-Vert, la Guinée Bissau et la Guinée Conakry. Trois ans plus tard, débutait la seconde phase ; le Niger, le Burkina Faso, le Mali et la Gambie se sont ajoutés pour former ce qui est devenu le réseau Feve de l’Afrique de l’Ouest.  Aujourd’hui, ce sont 9 pays parmi les 15 de la Cedeao avec la Côte d’Ivoire, qui viennent de faire leur entrée. Le projet Feve a formé 8000 professionnels de santé et acteurs communautaires, 35 000 personnes ont été dépistées près de 50 000 personnes ont bénéficié d’une prise en charge médicale et 20 000 personnes vivant avec le Vih ont été mises sous Arv.

lequotidien.sn



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