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MERCI DE NOUS RAPPELER NOS ORIGINES MODESTES...(PAR MADIAMBAL DIAGNE)


Rédigé le Lundi 12 Novembre 2018 à 15:31 | Lu 174 commentaire(s)


Ils sont aussi nombreux à faire circuler sur les réseaux sociaux des photos d’un immeuble dans lequel aurait habité Macky Sall du temps des vaches maigres - Quelle honte peut-il y avoir ?


MERCI DE NOUS RAPPELER NOS ORIGINES MODESTES...(PAR MADIAMBAL DIAGNE)

C’est à croire que la bêtise n’a plus de limite dans le débat politique au Sénégal. Ils deviennent de plus en plus nombreux à invoquer le passé d’enfants de pauvres, de fils du petit peuple de nos dirigeants politiques. Comme qui dirait que pour avoir la dignité de diriger aux destinées de son peuple, il faudrait être né avec une cuillère d’or ou d’argent à la bouche. Ils sont aussi nombreux à faire circuler sur les réseaux sociaux des photos d’un immeuble dans lequel aurait habité un certain Macky Sall, du temps des vaches maigres. Un Macky Sall, comme tout jeune fonctionnaire, qui louait un appartement dans un modeste immeuble et qui pouvait avoir des fins de mois difficiles. Quelle honte peut-il y avoir ? En ce temps-là, d’autres fonctionnaires d’une hiérarchie administrative inférieure à celle de Macky Sall pouvaient certainement passer pour des riches. Etaient-ils pour autant plus vertueux que lui ?

Combien parmi nous autres, qui pouvons passer pour faire partie de l’élite de ce pays, ne sont pas passés par cette étape de la vie, on pourrait dire cette phase d’accumulation primitive d’un patrimoine ? On se gausse d’un Macky Sall qui n’avait pas son embonpoint de maintenant devant un plateau de beignets ! Qui n’a pas de photos pareilles qu’un proche aigri et malveillant aurait pu mettre sur les réseaux sociaux ? «Mais ils ne nous connaissent pas», comme le chantait le jeune rappeur français Soprano.

Ils ne s’imaginent pas que beaucoup qui allaient à l’école le ventre vide et avec des sandales rapiécées, éprouvaient une grande fierté d’être toujours les premiers de leurs classes. Ils ne s’imaginent pas que ces enfants de pauvres, étaient assez fiers de se faire respecter par ces fils à papa à qui ils damaient le pion à l’école. C’était même un point d’honneur, pour ces fils de pauvres, d’être toujours classés premiers. C’était aussi une ambition légitime de se frayer un chemin pour sortir leurs pères et mères de la pauvreté par leur mérite. Ainsi, ils seraient certainement fort nombreux, ceux dont le premier réflexe aura été d’aller remplacer les cases en paille de leurs pères et mères par des constructions en dur, une fois qu’ils auront socialement réussi. C’est une fierté pour ces autres, issus de familles pauvres, de voir que leurs pères et mères qui étaient peut-être snobés hier, soient maintenant courus par ceux-là même qui leur en mettaient plein la vue en étalant leurs richesses ou leur faisaient réaliser leurs limites sociales. Un Macky Sall, fils de gardien et d’une vendeuse d’arachides grillées comme disait l’autre, est devenu chef de l’Etat !  Ce Macky Sall, à qui il pouvait arriver, pendant ses vacances scolaires et universitaires, de travailler comme un ouvrier agricole pour gagner quelques sommes à filer à sa maman pour faire le repas, est digne de respect et d’admiration. Il mérite assurément d’être donné en exemple ou en modèle à notre jeunesse.

Passons même que cette caricature soit le fait de petits crétins sur les réseaux sociaux ! Mais que des responsables politiques en arrivent à user d’âneries de ce genre, comme un Babacar Gaye, dépasse l’entendement. Peut-être qu’il n’avait pas toute sa lucidité quand il rappelait dans les colonnes de l’Observateur, que «Macky Sall avait du mal à payer un loyer de 60 mille francs». Mais il oublie que devant de pareilles attaques, un Macky Sall ne répondrait que par un haussement d’épaules désolé. A la vérité, Macky Sall devrait savoir à quoi s’en tenir avec ses anciens camarades du Parti démocratique sénégalais (PDS) qui n’arrivent même pas à dissimuler la haine viscérale qu’ils nourrissent à son égard. Figurez-vous que le même Babacar Gaye avait refusé de recevoir jusqu’à des condoléances que le président Macky Sall voulait lui présenter à l’occasion du décès de son père. Le président Macky Sall, en tournée dans le Ndoucoumane, informé du décès du papa de Babacar Gaye, avait interrompu sa tournée économique pour aller au chevet de la famille éplorée pour présenter des condoléances. Babacar Gaye, avisé de l’arrivée du cortège du président Sall, avait préféré prendre sa voiture pour Dakar. Quelle injure venant de quelqu’un qui agit de la sorte avec vous, pourrait vous blesser ? Qui était présent et qui encourageait le président Wade à faire sa sortie contre le président Macky Sall et sa famille pour les accuser d’anthropophagie et d’on ne sait quoi encore ? Cette haine morbide devient aveuglante pour que les contempteurs du président Sall en arrivent à manquer d’autant de discernement, pour faire de ses origines sociales modestes un argument politique. Pendant qu’on y est, Abdoulaye Wade ou Abdou Diouf ou Léopold sera Senghor, étaient-ils fils de gens riches ? Qui ne connait pas les origines modestes de Bill Clinton, d’un Barack Obama ou d’un autre grand du monde ? Qui ne sait pas que Tony Blair a eu à être un «Sans domicile fixe» et pourtant a pu devenir le premier ministre de Sa Majesté la Reine d’Angleterre ? Il n’y a sans doute pas trop de mal à avoir un chef d’Etat aux origines sociales modestes et qui ne les renierait point. Cela ne devrait certainement pas être étranger à la sensibilité particulière que le président Sall éprouve à assister les couches défavorisées et vulnérables de la société. Il a une âme sociale.*

A la vérité, si des adversaires en arrivent à user d’arguments aussi stupides et vils, c’est sans doute parce qu’ils sont à court de reproches ou de remarques pertinents. Et puis comme le disait Jean Dutourd, «autant il est facile d’être pauvre quand on l’a toujours été, autant il est dur de le devenir quand on a été riche». Peut-être que c’est cette situation qui énerve tant.

Chronique d’une réélection annoncée

Les ténors de l’opposition ne semblent plus croire à une quelconque chance de tenir la dragée haute au candidat Macky Sall, à la prochaine élection présidentielle. Le discours a beaucoup évolué. Il y a quelques mois de cela, le discours des opposants était conquérant, assurant une défaite cuisante du président Macky Sall en février 2019. D’aucuns affirmaient même que le candidat sortant n’arriverait pas à se qualifier au second tour de la prochaine présidentielle. Mais le parrainage est passé par là, pour doucher l’enthousiasme, l’ardeur ou la confiance de l’opposition. La centaine de candidats à la candidature déclarés, opposés au président Sall, bute sur la réalité du terrain politique. Ils n’arrivent pas à engranger les parrainages nécessaires. Ainsi, certains ont vite fini de réaliser leur impuissance à obtenir le nombre de parrainages nécessaires et donc ont fini par jeter l’éponge. C’est le cas par exemple d’une Amsatou Sow Sidibé ou d’un Me Mame Adama Guèye. L’un comme l’autre ont vite réalisé leurs limites. Ils avaient déjà été candidats à l’élection présidentielle et n’avaient pas pu obtenir plus de 10 mille voix.

Demander à ces candidats de fournir 53 mille signatures de citoyens (un peu moins de 1% du  corps électoral) pour porter leur candidature, c’est leur demander l’impossible. Me Mame Adama Guèye s’en sort avec une pirouette, justifiant le retrait de sa candidature par une volonté de réaliser l’unité de l’opposition afin de battre Macky Sall. Il ne se rappelle plus qu’il faisait partie des personnes qui théorisaient les candidatures plurielles de l’opposition pour pousser le président Macky Sall à un second tour car «chaque candidat ferait le plein de suffrages dans son fief et ainsi l’agrégation des votes hostiles au président sortant ouvrirait la voie à un second tour». Il reste que Me Mame Adama Guèye n’a pas manqué d’habileté. Il a lancé une initiative pour un regroupement de l’opposition, qui lui permet d’apparaitre comme un personnage fédérateur de cette opposition hétéroclite. Ainsi, chaque leader de l’opposition ou chaque candidat se voit obligé de souscrire au pacte d’unité afin de ne pas paraître comme un sectaire ou d’être un pion ou un «suppôt» du régime de Macky Sall. Pendant ce temps, Me Guèye s’offre une visibilité médiatique et surtout, se pose en interlocuteur crédible. On a pu sourire de voir des images de Idrissa Seck ou de Malick Gakou, forcés de poser devant les caméras avec Mame Adama Guèye.

L’opposition semble perdre ainsi sa verve, sa flamme même. C’est comme qui dirait qu’elle s’avoue déjà vaincue. En effet, les accusations et autres procès d’intention fusent de toutes parts. Me Madické Niang fulmine contre le fait que «le pouvoir de Macky Sall a rendu difficile l’obtention des parrainages pour l’opposition pour passer en force au premier tour». Qui a pu observer un citoyen quelconque empêché de parrainer un candidat de son choix ? Pape Diop de Bokk gis gis, va plus loin dans ses accusations. Il estime que le régime de Macky Sall a déjà des résultats préfabriqués qui le donneraient gagnant au premier tour de la présidentielle. Il faut véritablement être dans le secret des dieux pour savoir qui sera en définitive candidat à la prochaine élection présidentielle avant de pouvoir déjà affecter des coefficients de vote à tel ou tel candidat. D’autres chapelles politiques, comme Rewmi de Idrissa Seck ou le PDS, accusent Macky Sall d’avoir noyauté le fichier électoral et de préparer un hold up électoral. La question qui se pose en toute légitimité, est de savoir si ces personnes manipulaient le processus électoral quand elles étaient aux affaires, car le même système électoral demeure avec les mêmes acteurs de l’Administration et le même organe de contrôle et de supervision des élections, c’est-à-dire la Commission électorale nationale autonome (Cena), composée des mêmes personnes. Chapeau bas à Macky Sall s’il arrive à faire faire à l’Administration publique et à la Cena, ce que les régimes de Abdou Diouf et de Abdoulaye Wade n’avaient pas pu réussir. Le fichier électoral aurait été manipulé ? Ce fichier a été mis en ligne depuis le vendredi 9 novembre 2018 et accessible à tout public. Cette publication a coupé l’herbe sous le pied de pourfendeurs, car on vient de se rendre compte que les accusateurs fantasmaient simplement. Ainsi, continuent-ils de se demander s’il n’y aurait pas deux ou trois fichiers électoraux. Une mission d’audit, conduite par des experts indépendants, sous l’égide de l’Union européenne, a rendu un rapport, la semaine dernière, pour lever toute équivoque sur le fichier électoral.

L’opposition semble admettre que sa défaite est inévitable, d’autant que les derniers mois qui nous séparent de la présidentielle sont opportunément mis à profit par le camp de Macky Sall pour exhiber nombre de réalisations qui pourraient déterminer de nombreux électeurs indécis ou même carrément contre, à se raviser pour voter Macky Sall. L’autoroute IlaTouba, le pont sur la Gambie, le prolongement de la VDN, les infrastructures du PUDC, la nouvelle ville de Diamniadio, le Train Express régional, entre autres, sont des trophées à l’actif de Macky Sall. Ils peuvent valoir leur pesant électoral. Le débat devrait plutôt porter sur ces questions économiques et sociales que de parler des origines des uns et des autres.




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