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Madagascar : « La pauvreté n’est pas une fatalité », assure le pape François


Rédigé le Lundi 9 Septembre 2019 à 10:50 | Lu 758 commentaire(s)



Madagascar : « La pauvreté n’est pas une fatalité », assure le pape François

« La pauvreté  n’est pas une fatalité ! » : à Madagascar, l’un des pays les plus déshérités au monde, le pape François  a attiré dimanche des centaines de milliers de personnes à une messe puis rendu un hommage vibrant à une cité modèle procurant un toit et du travail aux exclus.

Une messe géante, attendue avec ferveur par les habitants de la Grande île, a rassemblé un million de fidèles, selon les organisateurs, massés en lisière de la capitale, Antananarivo.

Le favoritisme familial pointé du doigt

Devant eux, le pape argentin a appelé à « construire l’histoire dans la fraternité et la solidarité, dans le respect gratuit de la terre et de ses dons, contre toute forme d’exploitation ». Surtout, François s’en est pris « à certaines pratiques qui aboutissent à la culture du privilège et de l’exclusion », comme le favoritisme donné aux liens de parenté.

« Le pape a évoqué le mal de ce pays, il faut avoir des pistons partout pour réussir dans la vie. Vos diplômes ne sont pas suffisants pour réussir », a approuvé Mathilde Vero, une mère de famille de 39 ans.

Le président souscrit au message du pape

A Madagascar, la cinquième plus grande île du monde (587.000 km2), les neuf dixièmes des 25 millions d’habitants survivent avec moins de deux dollars par jour. Beaucoup d’habitants ne mangent pas à leur faim et ne vont pas à l’école.

Elu à la tête du pays en décembre, le président Andry Rajoelina a assuré « souscrire » au message du pape. « En tant que chrétien et homme d’Etat, je mène un combat sans relâche contre la corruption, la pauvreté », a-t-il écrit sur son compte Twitter.

La cité modèle d’Akamasoa

Le pape argentin, visiblement aux anges, est ensuite venu apprécier la cité modèle d’un compatriote, le père Pedro Opeka, qui fut son élève au séminaire. L’endroit incarne au plus près le message central de son pontificat, tourné vers les exclus et révolté contre les inégalités sociales.

Le fondateur de la cité d’Akamasoa («Bons amis » en malgache) a sorti des milliers de personnes de la misère en créant sur les immondices d’une ancienne décharge une ville de 25.000 habitants. Il est décrit comme « le bras de Dieu » voire « le deuxième pape » par ceux qui lui doivent une vie meilleure.

C’est côte à côte avec le charismatique prêtre argentin à la barbe blanche de 71 ans, que le pape de 82 ans a fait son entrée dans un gymnase bondé de près de 10.000 jeunes de la cité en délire, agitant en parfaite cadence des drapeaux. « Akamasoa est l’expression de la présence de Dieu au milieu de son peuple pauvre », a déclaré François d’emblée.



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