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Marine Le Pen arrive en tête en France, les écologistes en troisième place


Rédigé le Lundi 27 Mai 2019 à 11:52 | Lu 42 commentaire(s)


Le Rassemblement national (RN) de Marine Le Pen est arrivé en tête dimanche des élections européennes, en devançant d'environ 1% la liste soutenue par le président Emmanuel Macron, tandis que les écologistes ont pris une surprenante troisième place.


Marine Le Pen arrive en tête en France, les écologistes en troisième place
Marqué par une participation nettement plus élevée que prévu, au-delà des 50%, le premier scrutin intermédiaire depuis le début du quinquennat a confirmé le duo de tête attendu et acté la recomposition de la scène politique enclenchée lors de la présidentielle de 2017. Il a aussi été riche en surprises, avec le crash des Républicains de Laurent Wauquiez (à un plus bas historique) et la dégringolade de la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon.

Le Rassemblement National devient le premier parti 

Selon les résultats quasi définitifs, calculés sur la base de 98% des inscrits, le mouvement d'extrême droite et sa tête de liste Jordan Bardella s'imposent avec 23,4% des suffrages, en deçà de son score des européennes de 2014 (24,9%). 

Le RN est devenu le premier parti mais surtout le mouvement de la future alternance
Marin Le Pen


La liste Renaissance pro-Macron menée par l'ex-ministre Nathalie Loiseau suit à 22,3 %, un score inférieur au résultat d'Emmanuel Macron au premier tour de la présidentielle (24%). Une dizaine de points derrière, les écologistes d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) surprennent en obtenant 13,4%, alors qu'ils étaient donnés sous les 10% par les sondages. "La catastrophe annoncée pour Macron n'a pas eu lieu, le RN réalise un score important mais pas spectaculaire comparé à celui de 2014", a résumé Zaki Laïdi, politologue au Cevipof.

Le président de la république, Emmanuel Macron, lors du vote pour les élections européennes au Touquet, le 26 mai 2019. © Photo News

"Score honorable" pour la liste du Président

L'entourage du chef de l'Etat a défendu un "score honorable" dans un contexte national difficile, avec la crise des "gilets jaunes", sur fond de poussée eurosceptique en Europe. Mais "quand on termine deuxième, on ne peut pas dire qu'on a gagné", a reconnu le Premier ministre Edouard Philippe. Emmanuel Macron s'était beaucoup engagé dans la campagne en affirmant sa détermination à battre le RN. Pari manqué. Pour autant, l'Elysée a annoncé que le chef de l'Etat n'allait pas changer de cap et même "intensifier l'acte 2 de son quinquennat". Mais pour le RN, "le pouvoir en place essuie un véritable échec", a fustigé M. Bardella, devant des partisans enthousiastes.



Percée écologiste

Alors que tous les candidats ont verdi leurs programmes, "les électeurs ont préféré ceux qui ont toujours défendu l'écologie", a commenté auprès de l'AFP Daniel Boy, professeur à Sciences-Po.

L'ambiance était en revanche plombée chez les Républicains qui réalisent le pire score de l'histoire de la droite (8,4%), très loin du résultat de l'UMP en 2014 (20,81%). "La droite traverse une crise profonde, tout est à reconstruire", s'est désolé la tête de liste François-Xavier Bellamy. Cette reconstruction "sera longue et exigeante", a reconnu le patron du parti, Laurent Wauquiez, fragilisé.

Quant à l'alliance Parti Socialiste-Place Publique, elle recueille 6,1%, là aussi son plus mauvais score à des européennes, mais qui lui permet au moins de garder des eurodéputés, ce qui était la priorité N.1.
PS et LR, qui ont gouverné alternativement la France pendant plus de 35 ans (1981-2017), dépassent à peine les 15% cumulés ce dimanche. "Les anciens clivages ne sont plus", a commenté Edouard Philippe.

34 listes

Les autres listes ont obtenu moins des 5% nécessaires pour envoyer des représentants au Parlement européen. Un nombre record de 34 listes, dont deux issues des "gilets jaunes" à 0,5% cumulé, concouraient à cette élection qui renouait avec une circonscription nationale unique. Le parti animaliste a obtenu un score surprenant de 2,1%.

Sur les 79 sièges dévolus à la France au Parlement européen, le RN et LREM obtiendront chacun une vingtaine de sièges, alors que les grandes manœuvres vont commencer à Strasbourg et Bruxelles pour bâtir des groupes et construire une majorité.




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