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Mille et une techniques pour se grossir les fesses


Rédigé le Lundi 22 Mars 2021 à 16:13 | Lu 134 commentaire(s)



Mille et une techniques pour se grossir les fesses
Elles prennent du « grossifesse », onguent miracle au nom révélateur ou se couvrent le derrière de gaines « push-ups »: en Côte d’Ivoire, où « big is beautiful », les femmes rivalisent d’ingéniosité pour élargir leurs formes.

La filiforme Kate Moss et ses égéries n’ont jamais eu la cote à Abidjan. « En Côte d’Ivoire, pour être belle, il faut avoir un beau bassin », observe Sarah, une commerçante de 34 ans. « Les hommes préfèrent les femmes un peu fessues ».

Car les rondeurs sont signe d’opulence et de « bonne santé », explique le politologue Jean Alabro. Elles sont aussi gages de « maternités glorieuses », dont « les fesses sont le siège », poursuit-il.

Tous les artifices semblent donc permis pour épanouir son séant.

Evelyne est vendeuse de « grossifesse », autrement appelé « botcho crème » dans le marché de Treichville, le plus important de la capitale économique ivoirienne. En nouchi, la langue de la rue, « botcho » signifie « vaste arrière-train ».

Cet onguent, produit à base d' »huile de foie de morue », de « miel » ou encore de « beurre de karité », selon sa notice, connaît un succès inégalé. « C’est ma meilleure vente », affirme Evelyne, devant les crème «jolis seins » et la pommade « bazooka », qui sert à « affermir et grossir les membres » des hommes.

Des dizaines de pots s’arrachent chaque jour, à 15.000 ou 25.000 francs CFA (23 ou 38 euros) l’unité, poursuit-elle. Une fortune en Côte d’Ivoire. Dans son petit kiosque, deux gros cartons destinés au marché ghanéen voisin attendent d’être emportés.

Résultats garantis

Les résultats sont « garantis au bout de 30 jours » et durent, lance Evelyne, « il n’y a pas une seule cliente qui s’est plainte ». « C’est pas comme les comprimés, qui te font gonfler, et ensuite tu perds », ajoute-t-elle.

Des médicaments « élargissants » vendus dans un packaging plus professionnel -la plupart venant de pays anglophones, notamment du Nigeria- sont également proposés aux clientes à Treichville.

Souvent à base de corticoïdes, ils génèrent diabète, hypertension ou infections, pouvant aller jusqu’au coma, met en garde le Pr Fatima Ly, dermatologue-vénérologue à Dakar.

Dans la capitale sénégalaise, ces médicaments, souvent faux, créent un « énorme » problème de santé publique qui affecte des milliers de personnes chaque année, s’alarme-t-elle.


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