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Mise en place d’un crédit pour acheter la production par la DER/FJ : Les horticulteurs applaudissent


Rédigé le Vendredi 22 Mai 2020 à 14:17 | Lu 35 fois | 0 commentaire(s)



Mise en place d’un crédit pour acheter la production par la DER/FJ : Les horticulteurs applaudissent
Les producteurs horticoles de la zone des Niayes, à savoir : Notto Gouye Diama, Thieppe et Potou, ont tous salué, à l’unanimité, le soutien de la Délégation générale à l’entrepreneuriat rapide pour les femmes et les jeunes (DER/FJ) à leur endroit. Selon eux, cette ligne de financement d’un milliard de francs Cfa mise en place par l’institution financière publique pour permettre aux commerçants d’acheter tout le reste des invendus de la production à cause de la pandémie de Covid-19, est venue à son heure.
 
Profitant de la visite du Délégué général, Papa Amadou Sarr, ce jeudi 21 mai, dans la zone, ces acteurs de la filière oignon et de la pomme de terre ont également fait des plaidoyers. Ce, pour leur permettre de ne plus vivre une telle situation.
 
«Une satisfaction totale»
 
En effet, selon le maire de la commune de Notto Gouye Diama, Maguèye Ndiaye, ce financement de la DER/FJ est venu à son heure. «Pendant que nous demandions à ce que l’Agence de régulation des marchés (Arm) ait des fonds pour réguler le marché, la DER a réagi grâce à l’intervention du ministre de l’Agriculture par l’intermédiaire de son directeur de l’horticulture. Ils ont réagi en nous aidant à injecter dans le secteur plusieurs milliards pour permettre aux commerçants de venir, à temps, acheter le reste de la production dans les Niayes. Actuellement, nous, en tant que producteurs horticole de la zone des Niayes, de Kayar à Lompoul en passant par Notto Gouye Diama et Mboro, nous sommes très satisfaits de la commercialisation de la pomme de terre», a soutenu le premier magistrat de Notto Gouye Diama. Qui souhaite avoir, dans l’avenir, des crédits dans le fonctionnement et la modernisation du secteur et permettre aux producteurs d’augmenter leur production.
 
Les infrastructures de stockage, une nécessité
 
Le maire de la commune de Thieppe (Kébémer), Mohamed Dia, par ailleurs, président de l’Association union des maraichers de Thieppe (Aumn/Umft) qui regroupe plus de 2 000 membres aujourd’hui, a lui aussi magnifié cette initiative de la DER et la volonté politique du Chef de l’État en faveur de la filière horticole.
 
En tant que producteur, il dit qu’il avait commencé à s’inquiéter sur le sort de sa production horticole de cette année. Mais à ce jour, le maire de Thieppe soutient que son inquiétude est en train de trouver un remède. Selon lui, ce financement de la Der va soulager tous les producteurs horticoles du pays. 
 
Toutefois, Mohamed Dia estime que cette crise sanitaire, qui n’a épargné aucun secteur de l’économie nationale, doit servir de leçon aux autorités étatiques. Lesquelles, pour lui, doivent penser à réaliser des infrastructures de stockage, de conservation et de transformation dans l’avenir. Ce, afin de palier à ce genre de situation qui, selon lui, ne cause que des désagréments aux producteurs notamment.
 
Un stock de près de 25 000 tonnes
 
A Potou, le reste de la production d’oignon et de pomme de terre, sur le site de commercialisation et aux champs, est estimé à près de 25000 tonnes, selon le président national de l’Interprofession de l’oignon du Sénégal (Ipos), Mamadou Badiane Youdy, par ailleurs, maire de la commune de Léona.
 
Il s’est réjoui aussi de ce financement de la DER/FJ en faveur des acteurs de l’horticulture, avant de plaider pour une modernisation de l’agriculture, notamment de la filière horticole dans sa localité, avec le système de goutte à goutte fonctionnant avec l’énergie solaire.
 
L’édile de Potou a également demandé à ses hôtes de marque d’aider les producteurs à disposer des magasins de stockage et de conservation modernes à Potou ainsi que des unités de transformation pour éviter aux produits de pourrir en cas d’invendus.
 
Élargir les financements à d’autres producteurs
 
Marie Sow, une productrice d’oignons à Potou, financée par la DER d’un montant de près de 5 millions de francs Cfa, l’année dernière, a investi dans le solaire pour réduire sa consommation d’énergie. Ce qui lui a permis aujourd’hui  d'augmenter sa production de manière considérable. C’est pourquoi, elle a profité de cette visite, pour demander à Papa Amadou Sarr d’élargir ce financement à d’autres producteurs de la localité.
 
«Gérer la production pour être autosuffisant».
 
Dr Macoumba Diouf, directeur de l’horticulture, pour sa part, a tiré quelques enseignements par rapport aux impacts de la pandémie de Covid-19 sur le sous-secteur de l'horticulture au Sénégal. Selon lui, qu’il ait Covid ou pas, le pays devrait dépasser aujourd’hui cette situation où la majeure partie de la production se détériore par manque de chambres froides de stockage, d'unités de transformation, et autres. Ce, faute de commercialisation durant cette période de crise sanitaire.  
 
 
«Cette situation devrait être dépassée parce que nous parlons d’autosuffisance. Pour l'oignon et la pomme de terre, au plan quantitatif, nous pouvons dire que nous sommes autosuffisants parce que nous produisons au-delà de nos besoins. Mais nous restons importer quand même pendant trois à quatre mois. Et cela se justifie par le manque d’infrastructures de conservation», a-t-il déploré.
 
A en croire le directeur de l’horticulture, «tant que nous n’arrivons pas à gérer cette production, on ne sera jamais autosuffisant».
 
250 000 francs Cfa la tonne, le prix conseillé
 
Amadou Abdoul Sy, Directeur général de l’Agence de régulation des marchés (Arm), venu accompagner le Délégué général, a noté que son agence avait déjà fixé les prix conseillés à 250 000 francs Cfa la tonne au niveau de la zone des Niayes. Aussi, elle avait dit que pour la variété hivernale, les acteurs allaient se réunir pour fixer un prix. Ce qui n’a pas pu être fait à cause de la propagation de la pandémie de Covid-19 dans le pays. Et par rapport au nouveau prix, il renseigne que ses services verront celui qui est appliqué sur le marché actuellement afin de trouver le juste prix auquel le consommateur final peut acheter le produit.
 

 
 

 
 

 
 

 
 




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