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« NOS GARÇONS DOIVENT PENSER À ÉCRIRE L’HISTOIRE DU FOOTBALL SÉNÉGALAIS »


Rédigé le Mardi 16 Juillet 2019 à 20:00 | Lu 29 commentaire(s)


Ancien finaliste et coéquipier d’Aliou Cissé à la Can-2002, El Hadj Oussseynou Diouf prie pour une victoire finale des Lions, vendredi prochain.


« NOS GARÇONS DOIVENT PENSER À ÉCRIRE L’HISTOIRE DU FOOTBALL SÉNÉGALAIS »

Ancien finaliste et coéquipier d’Aliou Cissé à la Can-2002, El Hadj Oussseynou Diouf prie pour une victoire finale des Lions, vendredi prochain. La bande à Sadio Mané ne doit, selon lui, penser qu’à marquer l’histoire du football sénégalais, en décrochant le premier sacre continental.

El Hadj, vous étiez de la première génération à atteindre une finale avant celle-ci. Que ressentez-vous ?

De la joie et de la fierté. Nous avons été les premiers à l’avoir fait. Mais aujourd’hui nous sommes deux générations de footballeurs à avoir atteint ce niveau. Je souhaite et je prie pour que les joueurs dépassent ce niveau et s'accomplissent en tant que première équipe à ramener la Coupe d'Afrique au Sénégal. Le peuple sénégalais le mérite très largement. Il a trop attendu.

Mais vous le savez sans doute, une finale n'est pas facile à jouer…

Une finale est toujours difficile, surtout quand l'adversaire s'appelle Algérie. Sans conteste, c'est la meilleure équipe du tournoi. C'est une équipe qui a du jeu, qui est technique et qui marque des buts. Mais nos garçons ont aujourd’hui l'opportunité d'écrire l'histoire du football sénégalais et de nous rendre tous fiers. Ils doivent penser à ça et tout faire pour être les premiers à remporter la Can. Parce que, dans la vie, il faut toujours se battre pour être les premiers. Nous avons été les premiers à aller en finale, ils nous ont rejoints. Aujourd'hui, ils ont l'occasion d'être à tout jamais les premiers à remporter une Coupe d'Afrique. Il ne faut pas qu'ils se contentent de nous rejoindre dans l'histoire ; il faut qu'ils écrivent leur histoire.

Justement, quel doit être l'approche d'une finale, quand on sait que c'est une toute première pour ce groupe ?

La seule erreur à éviter, c'est de penser qu'il y a une approche qui marche. Il ne faut surtout pas enfermer les joueurs dans une approche qui leur mettra la pression. Les garçons ne doivent penser à rien d’autre, sinon que la finale. C'est la porte de la gloire, c'est le chemin qui mène vers les étoiles. En conséquence, il faut qu'ils se préparent à prendre du plaisir, mais surtout à donner du plaisir au peuple. La seule manière de le faire, c'est de ne rien laisser traîner. Il faut qu'ils se donnent à fond, pour qu’au finish, tout le peuple sénégalais soit fier d'eux. Nous de la génération 2002 sommes l'exemple. Malgré notre finale perdue, les gens nous ont accueillis en masse et jusqu'à aujourd'hui, ils nous témoignent ce respect.

Que faut-il redouter dans cette finale ?

Deux choses. D'abord, nous-mêmes, parce qu'en tant que sénégalais, c’est dans ces occasions que certains vont trouver la force de l'autodestruction et casser notre dynamique d’unité. Il faut qu'on soit unis ! Pas de confréries ou de religions qui tiennent. Tous doivent prier pour que le Sénégal décroche ce titre, parce qu’il est temps maintenant qu’on ait sur notre maillot une étoile de champion.

Et la deuxième chose ?

La deuxième chose, c'est notre adversaire. L'équipe d'Algérie ne doit pas être prise à la légère. Comme je le dis, c'est la meilleure équipe du tournoi. Nous avons notre joueur vedette, eux aussi ont leur joueur vedette et en plus ils ont quelque chose que nous devons chercher pour gagner : ils jouent aussi pour leur coach. Il faut que nos garçons aussi aient cette âme de jouer pour mouiller le maillot, mais aussi pour honorer leur entraîneur.



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