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«NOUS DEVRONS NOUS ACHEMINER VERS LA LIMITATION DES MANDATS DES MAIRES»


Rédigé le Lundi 20 Mai 2019 à 16:16 | Lu 59 fois | 0 commentaire(s)


C’est la conviction exprimée, avant-hier, par Mbaye DIONE, Secrétaire général de l’Association des maires du Sénégal (AMS), en marge de l’Assemblée générale des Secrétaires généraux et municipaux du Sénégal.


«NOUS DEVRONS NOUS ACHEMINER VERS LA LIMITATION DES MANDATS DES MAIRES»

Le mandat des maires devait être limité, au même titre que celui du président de la République. C’est la conviction exprimée, avant-hier, par le Secrétaire général de l’Association des maires du Sénégal (AMS), en marge de l’Assemblée générale des Secrétaires généraux et municipaux du Sénégal. «Je pense qu’une démocratie doit être globale et transversale. On ne peut pas exiger à un président de la République de limiter son mandat et faire le contraire au niveau des élus en leur permettant de s’éterniser au pouvoir», a déclaré le responsable de l’Alliance des forces de progrès (AFP). Avant de renchérir : «Ça ne contribue pas au rajeunissement de la classe politique et cela va créer de l’immobilisme. Moi, en tant que Mbaye Dione, je pense que nous devrons nous acheminer vers la limitation des mandats, comme on l’avait fait avec le président de la République».

Par rapport aux élections locales, Mbaye Dione a révélé que l’AMS est pour le respect du calendrier républicain. «Beaucoup de maires veulent que les élections locales soient organisées à date échue. C’est leur position de principe», a-t-il précisé. En ce qui concerne l’Assemblée générale précitée, il faut relever que les Secrétaires généraux et municipaux du Sénégal ont décidé de se réunir autour d’une association pour discuter de leur situation de précarité. Il s’agit, d’après Isma Tine, président de l’Association, sur proposition du Comité de pilotage, de regrouper ces travailleurs, qui vivent de manière éparse et dans la précarité, afin de susciter l’excellence dans l’administration des collectivités locales, entre autres. Venu représenter le président de l’AMS, Mbaye Dione a salué l’initiative. «C’est une bonne chose. Cela va régler le problème des dossiers techniques qui dorment dans les tiroirs», a-t-il dit. Le maire de Ngoundiane a profité de l’occasion qui lui était offerte pour se prononcer sur les difficultés que rencontrent les maires pour recouvrir l’impôt local. Cet impôt profitait aux collectivités territoriales avant d’être réformé par l’Etat du Sénégal au profit de la Contribution économique locale (CEL). Cette disposition peine encore à être respectée, parce que les textes n’ont pas encore été votés à l’Assemblée nationale.

Les secrétaires généraux et municipaux s’organisent

«Des textes ont été préparés, les arbitrages faits. Les budgets 2018 ont été élaborés sur la base de la patente, les contribuables ont payé la patente et les recettes sont dans les comptes du Trésor. Mais, jusqu’à présent, rien n’est fait. Nous n’avons pas encore reçu la CEL qui devait nous permettre de boucler notre exercice. Nous sommes dans des difficultés, et la seule explication qu’on nous a donnée, est que l’Assemblée nationale n’a pas encore voté de texte de loi. Et pourtant, d’octobre 2018 à nos jours, beaucoup de lois ont été votées au niveau de l’Assemblée nationale», a expliqué Mbaye Dione. Le responsable progressiste n’a pas manqué d’interpellerl’Assemblée nationale, le ministre des Collectivités locales, le ministre des Finances et du Budget, pour que cette loi soit votée le plus rapidement possible.

Marième COLY




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