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QUAND LES ARTISTES SUBISSENT LES IMPACTS DE LA CRISE DU COVID-19


Rédigé le Jeudi 28 Mai 2020 à 20:06 | Lu 271 commentaire(s)



QUAND LES ARTISTES SUBISSENT LES IMPACTS DE LA CRISE DU COVID-19

Avec l’annulation des agendas culturels à cause de l’état d’urgence, les acteurs culturels ont perdu beaucoup de recettes. C’est le cas du rappeur Malal Talla alias Fou Malade qui dit avoir subi de plein fouet un énorme préjudice. D’ailleurs, au niveau de sa structure, Guédiawaye Hip Hop, l’électricité, l’internet et l’eau ont été coupés.

MALAL TALLA : «AU NIVEAU DE MA STRUCTURE, ON M’A COUPE L’EAU ET L’ELECTRICITE»

«Le Covid-19 a fait annuler toutes nos activités, surtout au niveau de la production de spectacles. Parce que les rassemblements sont interdits. Donc, nous ne pouvons plus organiser de concerts. Avec ces concerts physiques, on pouvait gagner de l’argent qui nous permettait de prendre en charge nos familles. Chaque mois, il nous arrivait de faire deux à trois concerts. A présent, on perd au minimum 500.000 Fcfa par concert. D’ailleurs, j’étais en train de préparer un festival et je devais faire venir des artistes français. Finalement, ce festival a été annulé. Par rapport à ce festival, je devais être payé en tant qu’artiste et coordonnateur à hauteur de 600.000 Fcfa», souligne-t-il. Ces pertes subies par le rappeur sont d’autant plus énormes que le centre qui lui rapportait des recettes est au point mort. « J’aurais également pu gagner plus d’argent en mettant en location le centre Guédiawaye Hip Hop que je dirige. Avec ce centre, on pouvait avoir chaque week-end 100.000 Fcfa. Donc pour le mois, on perd au moins 400.000 Fcfa avec ce centre. C’est une manne financière énorme. D’ailleurs, on nous a coupé l’eau et l’électricité. Parce que nous ne faisons pas partie de ceux qui ont bénéficié des aides liées au Covid-19. Alors que les charges pour l‘internet, l’électricité et l’eau sont toujours là.  Et le centre n’a plus d’activités», se désole-t-il. Malheureusement pour lui, sa structure ne peut pas bénéficier des fonds octroyés au secteur de la culture dans le cadre des fonds force covid-19. La raison en est qu’elle ne répond pas aux critères demandés. « Nous sommes une association, nous ne sommes pas une entreprise culturelle, donc nous ne pouvons pas bénéficier de cette aide. Et moi personnellement, en tant qu’artiste, je n’ai pas bénéficié d’aide et je n’en ai pas exprimé la demande. Mais sachez qu’actuellement, je ne peux plus jouer, je ne gagne plus de recettes, je suis obligé de compter sur les ventes en ligne.»

KADER PICHI NINI : «NOUS TRAVERSONS UNE CRISE EPILEPTIQUE FINANCIERE»

Il faut aussi dire que les artistes comédiens ne sont pas épargnés par les affres de la crise sanitaire liée au Coronavirus. Puisque de l’avis de Kader Diarra, coordonnateur du Comité de relance du théâtre, tous les comédiens sont impactés. «Tout est à l’arrêt depuis le mois de mars. Il n’y a plus de spectacles, puisqu’il n’y a plus de rassemblements. Étant donné que c’est ce qui nous faisait vivre, on ressent le manque à gagner. Et cela se répercute sur notre vie sociale. Nous traversons une crise épileptique financière.»

Heureusement pour Kader, le ministère a attribué un appui à certains acteurs culturels dans le cadre du fonds social. Une manière d’apaiser leurs souffrances. «J‘ai entendu dire que d’aucuns ont reçu une somme de 200.000 FCFA, d’autres qui sont peut-être malades ou plus touchés par la crise ont reçu plus», dit-il



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