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SÉNÉGAL, LES RAISONS D’ESPÉRER...PAR OUMOU WANE


Rédigé le Dimanche 9 Janvier 2022 à 20:06 | Lu 54 commentaire(s)


Quand dira-t-on à nos enfants dans nos écoles, qu’ils peuvent tout faire, tout tenter, qu’ils sont des entrepreneurs nés, plutôt que d’en rester aux vieux clichés et de prendre toujours la vie du bon côté ?


SÉNÉGAL, LES RAISONS D’ESPÉRER...PAR OUMOU WANE

Bien sûr, il ne suffit pas que le « Ceebu Jën », notre si succulent plat national, soit inscrit au Patrimoine mondial immatériel de l’humanité par l’Unesco, pour redonner le moral à toute une Nation, mais peut-être pourrait-ce en être le déclencheur.

Il faut croire dans la force des symboles et en ce sens, ce nouveau label est une prouesse qui ouvre de grandes perspectives pour l’exportation de la « marque » Sénégal et pour l’économie touristique qui pourra profiter de cette publicité.

Nous savons pertinemment que le commerce international est le point de passage obligé du développement et qu’il est la clé de la croissance économique d’une nation à long terme. Or, dans combien de domaines où il existe des marchés pour écouler nos biens et services, pourrions-nous faire mieux, beaucoup mieux, réinventer nos réponses et les adapter aux défis qui se présentent ?

Je ne voudrais pas une fois de plus tout mettre sur le dos de notre héritage colonial, mais il s’agit bien là d’une faille tout à fait française que ce syndrome de l’éternel second ! Quand dira-t-on à nos enfants dans nos écoles, qu’ils peuvent tout faire, tout tenter, qu’ils sont des entrepreneurs nés, plutôt que d’en rester aux vieux clichés et de prendre toujours la vie du bon côté. L’exotisme des îles et de l’Afrique conduit encore à penser que danser « c’est bon pour le moral ». Est-ce toujours acceptable, même si garder un corps souple et musclé améliore certainement le fonctionnement cérébral ?

Nous devons nous spécialiser dans la mobilisation de nos ressources d’action, d’intelligence, de motivation, d’apprentissage et de résolution de problèmes, particulièrement dans les contextes à haut niveau d’exigence.

Pour exemple, notre président Macky Sall a mis la pression cette semaine sur les joueurs de la sélection nationale, à quelques heures de leur départ pour la Coupe d'Afrique des nations (CAN), les pressant de rentrer avec le trophée après deux finales perdues. « Cette fois-ci, je ne parle pas de finale mais de coupe. Il faudra vous battre pour nous ramener la coupe ». Mené par l'attaquant de Liverpool Sadio Mané et le gardien de but de Chelsea Edouard Mendy, le Sénégal fait partie des principaux challengers.

Il en est de même pour le sport et pour la politique. Il faut pour triompher que l’entraîneur et les joueurs soient sur la même longueur d’onde et que la confiance règne dans le groupe. Tout est lié. Pour aller au combat, il faut faire confiance à ses généraux.

On devrait être content d’arriver second et on aurait tort de bouder notre bonheur, mais une cohésion nouvelle, un esprit de leadership, pourrait propulser nos Lions sur une autre planète, celle des vainqueurs !

Sur le plan économique, que manque-t-il au Sénégal pour attirer encore plus d'investisseurs ? Écoutez les informations du soir, le mot « violence » est devenu le quotidien du journal de 20h. Que manque-t-il donc à ce pays pour devenir un champion ?

Parmi les raisons d’espérer : « Trente chantiers sont actuellement en cours, dont : la ligne du Bus Transit Rapide (BRT) qui reliera Guédiawaye à la gare de Petersen ; l’autoroute Mbour-Fatick-Kaolack ; l’axe routier Sénoba-Ziguinchor-Mpack ; la route Goudiry-Kidira-Bakel ; les ponts de Baïla et Diouloulou ; et les autoponts de Keur Massar et Cambérène », a déclaré Macky Sall.

Mais dans les tendances négatives susceptibles de se manifester à nouveau, il y a les vieux démons qui nous minent, telles la roublardise, les polémiques stériles, la méchanceté et la trahison. La malversation aussi, qui conduit au vol, au détournement et à la spoliation des biens, notamment des plus vulnérables.

Ajouter à cela la violence politique, la précarité, le chômage des jeunes et la délinquance… Vous n’aurez que l’envie de vous consoler en partageant un « Ceebu Jën », dans le calme et la sérénité d’un salon familial et de célébrer ce vivre ensemble, malgré tout, qui fait la force et la cohésion de la Nation sénégalaise.





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