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Sage-Femme : les Députés adoptent une loi pour réglementer la profession


Rédigé le Mercredi 11 Janvier 2017 à 12:10 | Lu 197 commentaire(s)



Sage-Femme : les Députés adoptent une loi pour réglementer la profession
Les députés ont adopté mardi à l’unanimité un projet de loi qui réglemente l’exercice de la profession de sage-femme au Sénégal et crée l’ordre des sages-femmes et des maïeuticiens.

Le texte a été présenté aux parlementaires par la ministre de la Santé et de l’Action sociale, Awa Marie Coll Seck.

L’adoption de cette loi « va garantir la protection des patients et des nouveau-nés, l’autonomisation des professionnelles et la qualité du service, notamment en ce qui concerne l’accueil dans les hôpitaux », a assuré Mme Seck.

Cette réglementation de la profession de sage-femme concerne à la fois le secteur public et le secteur privé, a-t-elle précisé.

A la suite de l’adoption du projet de loi par les députés, a ajouté Awa Marie Coll Seck, le gouvernement mettra en place un ordre professionnel doté d’ »une personnalité juridique » et dénommé « ordre des sages-femmes », qui va jouer « un rôle déontologique, administratif, consultatif et disciplinaire ».

Avant d’adopter le texte, les députés ont soulevé des problèmes liés à l’exercice de la profession de matrone.

Selon eux, les matrones doivent également être dotées d’un statut juridique en raison du rôle important qu’elles jouent aux côtés des sages-femmes.

Certains députés ont même dit que les matrones doivent seulement aider les sages-femmes, sans être impliquées dans l’assistance des femmes au moment de l’accouchement.

La ministre de la Santé et de l’Action sociale a par ailleurs indiqué qu’il existe au Sénégal une sage-femme pour 2.684 femmes en âge de donner naissance. « Nous sommes loin du ratio idéal, qui est d’une sage-femme pour 300 femmes », a signalé Awa Marie Coll Seck.

Les députés ont aussi interpellé Mme Seck sur l’exercice sans autorisation des métiers de sage-femme et de maïeuticiens dans les établissements de santé privés.

L’exercice illégal de ces métiers peut être puni d’une amende pouvant varier entre 100 mille et un million de francs CFA.

Aps



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