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UN GRAND APPORT POUR LA FILIERE MANGUE SENEGALAISE


Rédigé le Mardi 30 Juillet 2019 à 13:50 | Lu 114 commentaire(s)


Après quatre années et demie d’exécution, le Projet d’appui au plan régional de lutte contre les mouches des fruits en Afrique de l’Ouest a fait d’importantes réalisations au Sénégal. Les acquis de ce projet ont impacté positivement sur la filière mangue


UN GRAND APPORT POUR LA FILIERE MANGUE SENEGALAISE

La Cedeao a lancé en 2015 le Projet d’appui au plan régional de lutte contre la mouche des fruits en Afrique de l’Ouest. Après quatre années et demie d’exécution, ce projet a eu un impact positif sur la filière mangue au Sénégal. Selon le directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural Moussa Mbaye, ce projet a permis une réduction de plus de 50% d’interceptions des mangues aux frontières de l’Europe en 2018 et une augmentation de plus de 21 % des exportations de mangues sur le marché européens.

Après quatre années et demie d’exécution, le Projet d’appui au plan régional de lutte contre les mouches des fruits en Afrique de l’Ouest a fait d’importantes réalisations au Sénégal. Les acquis de ce projet ont impacté positivement sur la filière mangue au Sénégal. « Grace à ce projet, on a une réduction de plus de 50% d’interceptions des mangues aux frontières de l’Europe en 2018 et une augmentation de plus de 21 % des exportations de mangues sur le marché européen», a fait savoir Moussa Mbaye, directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural qui présidait hier, lundi 29 juillet, la cérémonie d’ouverture de l’atelier régional de capacitation des acquis et de clôture du Projet d’appui au plan régional de lutte contre la mouche des fruits en Afrique de l’Ouest . Mieux, poursuit-il, le nombre de conteneurs régulièrement saisis aux frontières européennes et détruits, a fortement diminué réduisant ainsi de façon significative les pertes économiques considérables supportées par les exportateurs.

Suivant M Mbaye, grâce aux résultats obtenus à travers ce projet, la confiance des pays de destination commence à se réinstaller occasionnant une augmentation non négligeable des parts de marchés à l’exportation. Pour Alain Sy Traoré, directeur de l’agriculture et du développement rural de la Cedeao, lutter contre la destruction des mangues, c’est en même temps lutter contre la pauvreté et assurer ainsi la sécurité alimentaire de l’Afrique de l’Ouest. «  Plus de 70% de la mangue produite en Afrique était détruite par la mouche des fruits. Cela veut dire qu’on n’arrive à valoriser que 30%. Et sur ces 30%, une partie est destinée à l’exportation et l’autre est utilisée et consommée sur le marché national. La mangue est produite lors de la période de soudure. Dans certaines zones rurales, c’est une période où les gens ont des difficultés pour avoir de l’alimentation. Donc les gens utilisent la mangue pour se nourrir en attendant les prochaines récoltes », indique-t-il.

Par ailleurs, il rappelle que la plupart des conteneurs qui arrivaient au niveau de l’Union Européenne étaient détruites. Car avec leurs normes, dès qu’ils font une analyse et observent un œuf d’une mouche sur la mangue, ils détruisent tout le conteneur. « Ils ne veulent pas que ces mangues arrivent au niveau de leurs consommateurs et veulent aussi protéger leur propre environnement. Donc, au total, c’était des millions de dollars qui sont perdus par les Etats africains », se désole-t-il.



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